Sevrage du chiot : son déroulement étape par étape

Le sevrage du chiot est une étape primordiale de la vie de votre compagnon.

Pour différentes raisons, certains propriétaires ne pourront pas garder les bébés chiens indéfiniment et devront effectuer un sevrage de leurs chiots. De ce fait, il est toujours bon de s’y préparer et de se renseigner sur le processus.  

Pour leur permettre de quitter leur mère sereinement, apprenez avec notre article les règles d’or du sevrage de chiots.

Qu’est-ce que le sevrage du chiot ?

Le sevrage du chiot consiste au passage de l’alimentation lactée de sa mère à une alimentation solide. Le sevrage doit être effectué progressivement, car il expose le chiot à des changements auxquels son organisme est encore étranger.

Les 5 règles d’or du sevrage du chiot

Règle n° 1 : Choisir le bon moment pour commencer le sevrage du chiot

Généralement, on commence le processus de sevrage de chiots entre la 3e et la 4e semaine après leur naissance. C’est à ce moment qu’ils commencent à réellement s’intéresser à leur environnement. Théoriquement, la maman chienne ne produit plus beaucoup de lait entre les 24e et 28e jour qui suivent l’accouchement.  

Règle n° 2 : Choisir les aliments adaptés au sevrage du chiot

Pour un sevrage optimal du chiot, rendez-vous dans une animalerie et procurez-vous un substitut de lait adapté à vos chiots. Faites bien attention aux marques que vous choisirez : elles ne sont pas toutes fiables.

Sachez que vous avez aussi la possibilité de vous rendre chez le vétérinaire qui saura vous éclairer sur les meilleurs produits. Toutefois, si vous êtes actuellement dans l’incapacité de consulter un professionnel et que vous n’avez aucune idée de la marque de lait à acheter, nous vous conseillons la marque Royal Canin. En effet, elle dispose d’une formule de lait en poudre avec un bon rapport qualité/prix.

Il est possible que vous ayez envie de donner du lait ordinaire ou maternisé aux chiots. Avant de tenter l’expérience, sachez que chaque organisme est différent. De ce fait, les chiots ne réagiront pas tous de la même manière au lait. Certains réagiront positivement. D’autres négativement.

Règle n° 3 : Toujours tester le lait sur les chiots

Préparez une assiette de lait puis placez-la devant le chiot.

L’assiette a pour avantage de lui être facilement accessible. Elle le mettra dans les dispositions les plus confortables pour le test.

Trempez ensuite vos doigts dans l’assiette de lait et passez-les sur la gueule du chiot. Observez-le attentivement puis continuez ainsi jusqu’à ce que le chiot tète vos doigts.

Règle n° 4 : Bien guider le chiot vers l’assiette

Une fois que le chiot tète vos doigts, enlevez-les progressivement. Le but ici est d’influencer le chiot pour qu’il suive vos doigts en se dirigeant vers l’assiette. À la fin, il devra laper le lait dans l’assiette. N’oubliez pas de féliciter le chiot lorsqu’il réussit cette étape, il en sera content. Répétez ce processus plusieurs fois par jour durant quatre à cinq jours jusqu’à ce qu’il s’adapte à cette nouvelle routine.  

Règle n° 5 : Mélanger le lait avec de la nourriture semi-solide

Avant de débuter le sevrage, demandez toujours à votre vétérinaire quelle nourriture est la plus adaptée pour vos chiots. Par exemple, si vous prenez des croquettes ou d’autres aliments solides, émiettez-les ou transformez-les en purée pour que vous puissiez mélanger les morceaux grâce au substitut de lait. Appelez les chiots pour qu’ils se mettent devant le mélange.

Ce processus doit rester ininterrompu durant deux à quatre semaines, le temps qu’ils s’y adaptent et répètent la routine. Pendant ces quelques semaines, veillez à diminuer progressivement la quantité de lait que vous utilisez. L’objectif est que les chiots mangent enfin des aliments solides.

L’alimentation et sevrage du chiot : à quelle fréquence le nourrir ?

Le processus de sevrage d’un chiot demande énormément d’attention, de temps et d’investissement. La première semaine de sevrage de chiots doit avoir un rythme régulier, donnez-leur du lait six à huit fois par jour en petite quantité.

Lorsque vous verrez qu’ils commencent à pouvoir mieux digérer les aliments solides, réduisez la fréquence des repas et passez à quatre fois par jour.

Attention toutefois, n’augmentez pas trop brusquement la quantité, procédez graduellement. Dès que les chiots auront trois mois, vous pourrez réduire la fréquence de leur repas à trois fois par jour.

Observez attentivement vos chiots pour connaître la quantité de nourriture dont ils ont besoin en temps réel.

Veillez à ce que les chiots soient au calme après leurs repas et surtout, n’essayez pas de les porter ni de jouer avec eux. Cela pourrait leur causer des maux de ventre et des vomissements.

Autres points importants sur le sevrage de chiots

Le biberon : un élément souvent indispensable pour le sevrage

Un biberon est indispensable dans trois cas : lorsque le nouveau-né est de grande taille, si les chiots sont nombreux dans la portée ou si le chiot est adopté. Si vous n’avez pas de biberon, une seringue sans aiguille est suffisante pour les chiots très petits. Quant aux chiens qui ont de grandes gueules, le vétérinaire conseille souvent de prendre un biberon avec une tétine en caoutchouc ou en silicone.

Préparation du biberon : chauffez le biberon à une température de 37 degrés. Assurez-vous ensuite que le lait s’écoule bien depuis la seringue ou la tétine.

Donner le biberon : les bons gestes à réaliser

Nourrir les chiots nouveau-nés requiert énormément de patience et de soins. Ainsi, assurez-vous d’être installé confortablement. Tenez le chiot dans votre main ou dans une serviette avant d’introduire la tétine ou la seringue dans sa gueule.

Le but reste qu’il avale ce que vous lui donnez. Faites donc attention à ne pas le bourrer de lait. Si vous lui mettez la pression, il n’avalera pas.

Quant à la posture du chiot, ne le prenez pas par le dos au risque qu’il s’étouffe. Une telle position n’est pas naturelle pour eux, elle est trop éloignée de celle qu’ils prennent pour téter leur mère.

À propos de la mère

La mère pourra commencer à laisser les chiots seuls dès qu’ils atteindront une certaine autonomie. Vous le remarquerez lorsqu’ils auront de moins en moins besoin de lait. Ainsi, la mère pourra avoir du temps pour elle et se remettre de sa maternité. Cependant, ne l’excluez pas des interactions que vous avez avec les chiots. Par exemple lorsque vous nourrissez ces derniers, donnez-lui également quelques bouchées. Cette attitude aura un bénéfice double. Elle mettra les chiots plus en confiance par rapport à l’alimentation que vous leur donnez et diminuera le risque que la mère se sente exclue.

En résumé

Dans cet article, nous avons appris que le sevrage de chiots se fait naturellement et progressivement. Donc, ne le forcez pas, même si vous êtes pressé de vous séparer des chiots. Il n’y a rien de bon à effectuer un sevrage précoce. Beaucoup de propriétaires croient qu’en procédant ainsi, le chiot s’adaptera rapidement à son nouveau foyer. Gardez vos toutous au moins jusqu’à l’âge de douze semaines, c’est la règle fondamentale du sevrage de chiots.

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Avortement de la chienne : les protocoles et les risques

Vous vous posez des questions sur l’avortement de la chienne ? En effet, les accidents sont inévitables et beaucoup de chiennes se retrouvent gestantes malgré les mesures de précaution de leurs propriétaires. Quelquefois, il est souhaitable d’interrompre cette gestation tout en conservant la capacité de l’animal à se reproduire à l’avenir. Avant de parler des traitements pour l’avortement de la chienne, il convient de faire une remarque : durant la période d’œstrus, la chienne peut se retrouver en compagnie d’un mâle, mais cela ne signifie pas forcément qu’ils se sont accouplés. En fait, beaucoup de chiennes sont emmenées chez le vétérinaire pour un traitement dû à une maltraitance, mais la majorité n’est pas gestante.

Comment savoir si un accouplement a eu lieu ?

Pour déterminer si l’accouplement s’est effectivement produit, alors allez voir votre vétérinaire juste après le moment du présumé accouplement. Il va effectuer un frottis vaginal et si la chienne a été vraiment saillie, il n’aura pas de difficulté à trouver du sperme sur le frottis. Le fait de ne pas trouver de spermatozoïdes n’exclut pas l’accouplement, mais suggère qu’il n’a peut-être pas eu lieu, ce qui peut influencer la façon dont la chienne a été traitée.

Pourquoi provoquer l’avortement d’une chienne ?

La gestation non désirée d’une chienne est une situation très délicate. En tant que propriétaire responsable, vous devez être en mesure d’analyser la situation afin d’en déduire s’il est préférable d’interrompre la grossesse ou non. Pour cela, prenez en compte les points suivants :

  • L’âge du chien : jeune ou trop âgé, cela représente beaucoup de risques pour la santé de la mère
  • La condition physique : vérifiez si le couple n’a pas de problèmes génétiques ou des antécédents familiaux
  • La race : si le couple est de différente race, notamment si l’autre grande et l’autre petite, alors cela pourrait entrainer des complications et nécessitera une césarienne.
  • Le budget : les soins prénatals et postnatals chez le vétérinaire sont indispensables et payants. Il faut prévoir un budget au cas où des complications se présentent lors de l’accouchement, ou encore, au cas où une césarienne serait nécessaire. Bien évidemment, il faut également préparer un budget pour l’élevage des chiots.
  • Le refuge et la vaccination des chiots : à leur naissance, les chiots ont forcément besoin de soins et d’un refuge spécial. Pour cela, vous devez investir non seulement du temps, mais aussi de l’argent. Avant d’interrompre ou de poursuivre la gestation, demandez-vous d’abord si vous serez capable d’assumer toutes ces responsabilités.

Comment provoquer l’avortement d’une chienne ?

Les hormones sont les traitements les plus courants pour provoquer un avortement canin. Ils doivent être prescrits par le vétérinaire et provenir d’un vendeur fiable. Évitez, surtout, d’en acheter en ligne ou chez des revendeurs non agréés, car même des médicaments qualifiés peuvent engendrer des effets secondaires.

Il existe différents types d’injections pour l’avortement de la chienne et cela dépend spécifiquement du niveau d’avancement de la grossesse. Généralement, ces traitements sont valables jusqu’au 45e jour de grossesse, sinon, le vétérinaire doit utiliser une autre méthode.

Méthode 1 : Injection d’aglépristone

L’aglépristone est un stéroïde de synthèse avec une propriété antiprogestagène. C’est le traitement le plus utilisé par les vétérinaires, car en plus d’être simple, il est efficace. Le traitement à l’aglépristone est utilisable de 0 à 45 jours de gestation.

Comment ça marche ?

L’aglépristone est injectée par voie sous-cutanée avec une fréquence de deux fois par reprises sous un intervalle de 24h. L’injection de l’aglepristone le lendemain de la saillie stoppera la nidation, car l’embryon sera résorbé dans les voies génitales de la chienne. Sinon, une injection d’aglépristone après 20 à 30 jours de gestation provoque l’avortement de la chienne dans un intervalle de 3 à 7 jours.

Quels sont les effets secondaires ?

L’injection d’aglépristone peut entrainer un œstrus précoce (1 à 3 mois d’avance) chez la chienne. Quelques changements physiologiques peuvent également apparaître comme une légère anorexie, chute de la température corporelle, gonflements de mamelles et bien d’autres signes.

Méthode 2 : Injections de prostaglandines 

Les prostaglandines sont des hormones exerçant une multitude d’actions sur l’organisme. Chez la chienne, la prostaglandine stoppe la sécrétion du corps jaune, un élément indispensable au maintien de la grossesse. Efficace à 80%, cette méthode suspend également la sécrétion de progestérone et met fin à la gestation.

Comment ça marche ?

Les prostaglandines utilisables chez les chiennes existent sous plusieurs formes. Certaines sont naturelles tandis que d’autres sont synthétisées en laboratoire. L’intervention du vétérinaire nécessite donc plusieurs injections sous-cutanées. Les prostaglandines peuvent être utilisées jusqu’à 25 jours après l’ovulation de la chienne.

Quels sont les effets secondaires ?

Une injection de prostaglandines pour l’avortement de la chienne peut entrainer quelques problèmes comme des vomissements, un ralentissement du rythme cardiaque, de l’hypersalivation et une défécation.

Méthode 3 : Injection de dopaminergiques

La dopamine est un neurotransmetteur qui empêche la production de prolactine de la chienne. La prolactine est une hormone responsable du bon déroulement de la gestation, car elle assure la préservation des corps jaunes.

Comment ça marche ?

Les dopaminergiques ne sont utilisables chez la chienne que 30 à 40 jours après l’ovulation. L’administration se fait par voie orale pour une durée de 5 à 6 jours.

Les dopaminergiques et les prostaglandines peuvent être combinés pour accélérer l’avortement. De cette manière, les prostaglandines exercent moins d’effets secondaires chez la chienne.

Quels sont les effets secondaires ?

Les dopaminergiques n’ont pas beaucoup d’effets secondaires. Toutefois, ils peuvent causer de l’ataxie, mais rarement. De l’anorexie et des vomissements peuvent également apparaître chez la chienne, mais cela ne dure jamais longtemps.

Les autres méthodes

En effet, il existe d’autres méthodes d’avortement de la chienne outre les injections. Par exemple, l’ovariohystérectomie, une ablation complète de l’utérus et des ovaires. Cette méthode est tout aussi fiable que celles qui ont été précitées. De plus, elle est non seulement efficace pour interrompre une gestation, mais aussi pour la prévenir. D’habitude, l’ovariohystérectomie s’opère au début de la grossesse. Très peu de vétérinaires l’utilisent en fin de gestation.

Jusqu’à quelle période l’avortement de la chienne peut-il avoir lieu ?

Comme mentionné ci-dessus, la grossesse d’une chienne ne devrait pas être interrompue après 45 jours de gestation. Cependant, il existe des exceptions qu’il ne faut pas négliger et cela dépend particulièrement du type de traitement et de la condition physique de la chienne. C’est la raison pour laquelle il est impératif de consulter l’avis du vétérinaire avant de prendre une quelconque décision liée à l’interruption de la gestation.

Bien que l’avortement de la chienne puisse être fait en 45 jours, il est tout de même important d’agir le plus tôt possible. De cette manière, l’intervention présentera moins de risques.

Traitement à l’œstrogène en cas de mésappariement

Une variété d’œstrogènes a déjà été préconisée et utilisée comme les traitements pour les mésappariements. Deux des formules les plus populaires sont le diéthylstilbestrol et le cypionate d’estradiol (ECP). Étonnamment, il existe très peu de données objectives sur l’efficacité de ces médicaments dans le traitement des mésappariements chez le chien.

Les rares études cliniques qui ont été menées indiquent que l’œstrogénothérapie chez les chiennes est associée à un risque élevé d’induction de maladies utérines comme le pyromètre et à un risque d’anémie aplasique mortelle. De plus, les doses d’œstrogènes et le moment du traitement qui semblent minimiser le risque de ces maladies sont peu efficaces pour prévenir la gestation. L’impression que le traitement à l’œstrogène est efficace peut être due en grande partie au fait, mentionné ci-dessus, que de nombreuses chiennes présentées pour un traitement de mésappariement n’ont pas été accouplées.

Les articles suivants pourraient vous intéresser : la mise bas de la chienne, la castration du chien ou encore la saillie du chien.

La saillie du chien : tout comprendre en 5 minutes

La saillie du chien, c’est avant tout des responsabilités ! Avant que cela n’ait lieu, assurez-vous d’avoir toutes les connaissances et dispositions nécessaires pour que votre chien puisse la pratiquer en toute sécurité.

Dans cet article, nous vous livrerons nos conseils et tout le savoir pratique pour accompagner au mieux les partenaires.

L’accouplement du chien : quelle est la période optimale ?

Un maître responsable attendra la maturité de son chien avant d’envisager son premier accouplement. Il n’y a pas d’âge précis pour la première saillie d’un chien, mais il existe cependant certains ordres de grandeur :

  • Chien de race grande : 18 à 24 mois
  • Un chien de race petite : 12 à 18 mois
  • Chien de race de taille moyenne : 15 à 18 mois

Attendre que la chienne se responsabilise

Il est vrai qu’une chienne est en mesure de se reproduire dès qu’elle atteint un an et demi, néanmoins il est toujours préférable d’attendre qu’elle soit assez mature pour l’accoupler pour la première fois.

La saillie du chien ne devrait donc pas avoir lieu avant ses deux ans. Sur cet aspect particulier, les chiens sont similaires aux humains et doivent passer par certaines étapes avant d’être mentalement et physiquement matures. En effet, une chienne trop jeune aura des difficultés à s’occuper de sa portée correctement, ce qui pourrait la conduire à négliger les chiots.

Même si le chien est généralement mature dès l’âge de 6 mois, il est toutefois encore trop jeune pour être utilisé comme un étalon. La saillie du chien au cours d’un processus de reproduction immature pourrait beaucoup nuire à sa santé, car son organisme s’affaiblirait. De plus, cela pourrait ensuite gêner son développement et même engendrer un décès prématuré.

Sachez qu’un chien mâle pourra continuer à être utilisé comme étalon pendant une dizaine d’années en fonction de son état de santé et de sa fertilité.

La chienne quant à elle, elle peut généralement se reproduire jusqu’à l’âge de cinq ans. Une fois ces périodes dépassées, il est formellement déconseillé de laisser les chiens s’accoupler : question de sécurité !

Le cycle des chaleurs et son fonctionnement

La première partie du cycle de chaleur d’une chienne dure 7 jours. À ce moment-là, sa vulve gonfle et saigne. Si vous remarquez bien, le chien accorde beaucoup plus d’attention à la chienne pendant cette période-là, mais elle ne lui permettra pas encore de passer à l’action.

La chienne n’accepte de partenaires que lorsque son saignement est ralenti durant le deuxième cycle de ses chaleurs qui durent en moyenne 7 jours.

Généralement, le meilleur moment pour se reproduire est entre le 9e et 10e jour de chaleur.

Afin d’optimiser les possibilités de saillie, le mieux serait d’encourager les chiens à s’accoupler plusieurs fois entre le 7e et le 14e jour du cycle de chaleur. Il est toutefois conseillé de limiter cet accouplement à une fois tous les deux jours.

Il est probable qu’elle n’accepte plus d’accouplement au dernier stade de chaleur. La période de chaleur de la femelle dure en moyenne 21 jours, mais peut varier selon sa race et sa condition physique. Chaque étape peut durer entre 4 et 12 jours.

Comment préparer la saillie du chien ?

Préparer la femelle

Notez les points suivants avant d’accoupler une femelle :

  • D’abord, son poids doit concorder avec sa taille parce qu’une chienne trop maigre ne réunit pas toutes les conditions physiques nécessaires pour assurer une portée. Le surpoids d’une chienne représente également un danger pour la grossesse.  
  • Avant de s’accoupler, la chienne doit être en bonne santé

Assurez-vous de bien confiner la femelle pendant la période de chaleur. Ainsi, vous éviterez un accouplement non désiré. Pour éviter une telle mésaventure, vous devez savoir à quel moment une chienne est en chaleur. Voici quelques signes qui ne trompent pas :

Premièrement sa vulve gonfle, et ce, bien avant qu’elle ne soit en chaleur. Ensuite, elle saigne et d’ailleurs c’est le signe le plus évident de l’apparition des chaleurs. Il y a cependant ce que l’on appelle la « chaleur blanche » quand la vulve ne saigne pas alors que la femelle est en chaleur. C’est parce qu’à ce moment-là, elle prendre particulièrement soin de son hygiène.

La seule manière de repérer la période de chaleur d’une femelle est de rester vigilant en l’observant attentivement. Notez aussi que des mictions fréquentes peuvent s’associer à des saignements, cela pourrait indiquer la présence d’une infection. De ce fait, avant que la saillie du chien n’ait lieu, donnez-lui un bon bain et enlevez entièrement la fourrure qui se trouve autour de la vulve. Cela assurera une pénétration propre et sans entrave.

Préparer le mâle 

Le mâle devrait également prendre un bon bain avant l’accouplement. De plus, coupez les poils de la gaine qui recouvre le pénis. La partie génitale du mâle doit toujours être propre pour éviter que la femelle ne soit infectée durant l’accouplement. Tout comme la femelle, le mâle doit aussi avoir un poids normal. Évitez de le nourrir avant l’accouplement pour ne pas qu’il vomisse.

La sélection des chiens pour la saillie

La sélection des chiens devrait systématiquement être réfléchie avec soin. Un éleveur responsable choisira toujours avec soin les chiens qu’il veut réunir.

En effet, vous devez faire en sorte que les chiens à accoupler aient de bonnes dispositions pour que les chiots soient identiques. Assurez-vous qu’ils soient en bonne santé et n’aient pas de défauts génétiques importants ou d’antécédents familiaux. Effectivement, ces étapes sont importantes notamment si vous voulez vendre des chiots, mais beaucoup d’éleveurs s’y opposent. Si vous voulez que votre chienne se reproduise plus d’une fois avant d’être stérilisée (beaucoup d’éleveurs ne le font pas), nous vous conseillons de lui accorder un délai important entre les portées. Enfin, votre priorité lors de la saillie d’un chien devrait toujours être la santé des parents et des chiots.

Quelques conseils à appliquer pendant la saillie du chien

Conseil n°1 : Soyez présent lors de la saillie

Assurez-vous d’être toujours présent quand vient le moment de mettre la chienne avec l’étalon, car il se peut que le mâle ait des difficultés à monter la femelle. Ainsi, vous devriez être présent pour le positionner. Néanmoins, il est toujours préférable de demander à un éleveur professionnel de vous assister.

Conseil n°2 : Espacez suffisamment les jours de saillie du chien

Mettez les chiens dans un même endroit pendant les 9e, 11e et 13e jours du cycle de la femelle en prenant garde à espacer suffisamment les jours de saillie. En effet, les laissez s’accoupler plusieurs fois par jour peut entraîner des effet négatifs. Cela fatiguera excessivement les partenaires et affaiblira le sperme du mâle qui survit normalement quelques jours après l’accouplement et peut encore féconder les ovules.

Conseil n°3 : Laissez aux partenaires suffisamment d’autonomie

Surtout, évitez de trop vous inquiéter, car les chiens savent instinctivement comment s’accoupler. En effet, ils ont juste besoin d’un peu d’aide pendant la procédure. Si la femelle est prête à s’accoupler, elle permettra automatiquement au mâle d’inspecter sa vulve et de redresser sa queue vers le haut pour en être bien capable. Une fois que le mâle sent son odeur, il la montera par-derrière et son pénis pénétrera naturellement dans sa vulve. Cependant, vous pouvez tout de même aider les chiens à s’accoupler en guidant leur position au cas où ils auraient des difficultés.

Conseil n°4 : Assurez que l’environnement soit propice à la saillie du chien

Le processus d’accouplement peut prendre quelques heures, car en même temps le mâle descend et ils vont essayer de jouer et changer de positions. Le processus de monture peut durer moins de 5 minutes à une heure et pendant ce temps, il leur est impossible de se séparer parce que les deux glandes du pénis gonflent. Assurez-vous tout simplement que leur environnement soit calme pour ne pas les effrayer, autrement, ils risquent de se blesser. Les chiens se séparent naturellement lorsque le gonflement diminue.

Que faire après la saillie du chien?

Après la saillie du chien, empêchez la chienne d’uriner pendant quelques minutes afin qu’elle puisse économiser autant de sperme que possible. Après l’accouplement, vérifiez si le pénis du chien s’est rétracté dans la gaine. Si ce n’est pas le cas, ne le forcez pas. En effet, cela peut prendre environ trente minutes.

En résumé 

  • Avant de permettre la saillie du chien, attendez que votre compagnon ait atteint la maturité sexuelle
  • Préparez le mâle comme la femelle en vous assurant qu’ils aient un bon poids, qu’ils soient propres et en bonne santé
  • Les chiens savent instinctivement comment s’accoupler, mais auront parfois besoin d’une aide extérieure.
  • Lors de la saillie du chien, prenez bien en compte le cycle des chaleurs de la chienne qui est déterminant dans le mécanisme de reproduction des chiens.

Lisez également cet article sur l’avortement de la chienne!

Chienne en chaleur : les précautions à prendre

Vous avez une chienne en chaleur et vous vous demandez peut-être s’il serait mieux de la stériliser.

La stérilisation de la chienne peut avoir un impact non négligeable sur la vie de votre chienne. C’est pourquoi comprendre le phénomène des chaleurs est important pour prendre correctement sa décision.

Dans cet article, nous vous livrons des informations essentielles sur l’anticipation et la gestion de ce phénomène.

Que désigne-t-on par le terme « chienne en chaleur », que sont les chaleurs ?

Les chaleurs désignent la période durant laquelle la chienne est féconde. On la confond souvent à tort avec les règles humaines. Pourtant ces dernières ont lieu lorsque la femme n’a pas été fécondée avant. À l’inverse des chaleurs de la chienne, les règles correspondent à une période de non-fécondité.

Les pertes de sang chez la chienne en chaleur servent à attirer les mâles en rut pour pouvoir se reproduire et accomplir l’acte sexuel. En général, les chaleurs ont lieu une à deux fois par an avec un intervalle de 5 à 12 mois.

Les indices qui montrent que votre chienne est en chaleur sont souvent faciles à remarquer. Toutefois, les chaleurs peuvent être silencieuses. Ainsi, certaines chiennes ne montrent aucun signe et il peut être difficile de détecter le phénomène…

Note : Nous en parlerons plus en détail dans la suite de l’article, mais sachez que la stérilisation est fortement recommandée si vous ne désirez pas voir votre chienne se reproduire. Sinon il existe la pilule contraceptive pour chien dont les effets seront temporaires.

Comment savoir si une chienne est en chaleur ?

Pour savoir si une chienne est en chaleur, il faut bien observer son comportement et être attentif à ses changements physiques. En effet durant cette période, la chienne est moins attentive aux jeux et autres distractions que vous pourriez lui proposer. De plus, certaines peuvent se montrer beaucoup plus collantes et en demande d’attention. Il est aussi fréquent qu’une chienne se mette à couiner durant les chaleurs ou qu’elle tente de fuguer pour retrouver un mâle en rut. D’autres montreront des signes d’agressivité.

Sachez tout de même que ces comportements varient d’une chienne à l’autre.

Les signes physiques des chaleurs de la chienne sont le gonflement de la vulve et certaines pertes de sang rosé dont la quantité varie au cas par cas.

L’âge des premières chaleurs de la chienne

L’âge des premières chaleurs variera selon la race de votre chienne avec un minimum de 5 mois et un maximum de deux ans. L’âge le plus fréquent des premières chaleurs est compris entre 9 et 17 mois.

Ces différences entre les races s’expliquent du fait que les chaleurs apparaissent selon la vitesse de croissance. Ainsi, plus une chienne arrivera rapidement à maturité, plus ses chaleurs apparaitront vites. De ce fait, les chaleurs des petites chiennes apparaissent plus tôt, car elles ont une physiologie plus courte et mettent moins de temps à arriver à maturité sexuelle.

Il faut bien comprendre que ce n’est pas parce qu’une chienne à la possibilité d’être fécondée qu’elle est déjà prête pour une première gestation. Pour limiter les risques, on préfère généralement attendre la troisième période de chaleur.

Chienne en chaleur : les cycles des chaleurs

Tout comme pour les femmes et leurs règles, les chaleurs suivent un cycle régulier chez les chiennes en bonne santé. Selon les chiennes, les cycles peuvent varier, mais une fois qu’il a été bien régulé et mis en route, il restera le même tout au long de leur vie.

Le cycle sexuel possède deux phases. La première correspond au début des chaleurs et la seconde à la période de l’ovulation. Pendant la première période, la chienne refusera les mâles en rut. C’est à la seconde période qu’elle se mettra à accepter les saillies. En tout, les chaleurs de la chienne durent environ 1 mois.

Chienne en chaleur : prévenir la fécondation

Si vous ne stérilisez pas votre chienne, le risque de grossesse est assez élevé. De plus, la non-stérilisation expose sa santé à des risques de tumeurs mammaires, de grosses nerveuses et d’infections utérines. Il est nécessaire de prendre une décision assez tôt à ce sujet, car le moment optimal pour pratiquer cette opération est celui qui précède les premières chaleurs. Bien sûr, une chienne plus âgée pourra toujours être stérilisée, mais elle sera plus exposée aux troubles hormonaux et aux risques liés à l’opération.

Veillez à consulter votre vétérinaire pour discuter du pour et du contre d’une stérilisation dans le cas de votre chienne.

Il sera toujours possible d’opter pour la pilule contraceptive pour chien, mais c’est une méthode plus couteuse (15 à 55 € chaque mois).

Les précautions simples à prendre

Si vous ne voulez pas que les mâles, lui sautent dessus sans crier gare, le mieux serait de l’emmener en balade en dehors des zones les plus fréquentées et aux heures où vous risquez le moins de croiser un autre chien.

Si vous avez une grande maison et un jardin, il faudra veiller à ce que ce dernier soit bien clôturé pour éviter les fugues de la chienne ou les intrusions de mâles en rut.

Pour favoriser l’hygiène, des culottes protectrices spécialisées existent, mais vous pouvez en fabriquer une à la maison. Il suffira de percer un petit trou pour la queue. Voici un tutoriel vidéo qui vous sera très utile pour en fabriquer une.

En résumé

– Les chaleurs correspondent à la période durant laquelle la chienne est féconde.

– Les signes de chaleur sont facilement identifiables, mais peuvent être silencieux.

– L’âge des premières chaleurs varie selon les races de chienne.

– Une chienne en chaleur montre parfois une agressivité inhabituelle.

– Les chaleurs de la chienne ont lieu en deux temps : une première période de début de chaleur et une seconde d’ovulation.

– La pilule contraceptive pour chienne fonctionne très bien, mais cette méthode ne permet pas de la protéger de façon définitive et est assez chère. On l’utilisera de préférence dans certains cas spécifiques.

– N’oubliez pas : une chienne non stérilisée risque à tout moment une grossesse non désirée. Le meilleur moyen si vous ne voulez pas que votre chienne ait d’enfants reste la stérilisation.

Pilule pour chien : contraception et effets secondaires

La pilule pour chien est connue pour être un moyen de contraception efficace. Nous verrons dans cet article de quelle manière elle agit sur votre chienne et ses effets secondaires.

Comment agit la pilule pour chien ?

Les pilules contraceptives pour chien empêchent l’ovulation. On peut les administrer par voie orale, sous-cutanée ou intramusculaire.

Les pilules sont prescrites soit pour retarder l’apparition des chaleurs, soit pour stopper les chaleurs. En résumé, elles servent à supprimer les symptômes de chaleur et à stériliser temporairement la chienne.

Un médicament semblable existe pour le chien mâle. C’est un implant qu’on peut administrer sous-cutané et dont l’effet est stoppé après 6 mois. Bien sûr, ce médicament ne fait pas exception et peut présenter certains effets secondaires indésirables.

Sachez que la pilule contraceptive est un véritable médicament qui ne doit être administré à la chienne que sous les recommandations du vétérinaire après un examen médical. La pilule pour chien n’est disponible que sur ordonnance.

La pilule pour chien : Contre-indications et Effets secondaires

Les contre-indications de la pilule pour chien

Certaines catégories de chiennes ne sont pas aptes à la prise de pilules contraceptives. C’est notamment le cas des chiennes qui n’ont pas eu leurs premières chaleurs. Leur administrer un tel produit à base de stéroïdes de synthèse pourrait empêcher l’ovulation définitivement, les rendant infertiles à vie.

La pilule pour chien est également contre-indiquée pour les chiennes diabétiques, les chiennes souffrant d’un problème d’utérus ainsi que les chiennes en période de gestation.

Les effets secondaires de la pilule pour chien

L’utilisation fréquente de la pilule contraceptive pour chien amène à des effets secondaires indésirables non négligeables. Pour cette raison, vous devriez préférer une stérilisation chirurgicale de votre chienne si vous êtes sûr que vous ne voudrez pas la voir se reproduire par la suite.

En effet, cette pilule augmente les chances d’affection de l’utérus, de développement de tumeurs mammaires, favorise le diabète, peut allonger la durée entre deux chaleurs et peut provoquer une prise de poids.

Comme vous pouvez le remarquer, ces effets secondaires ne sont pas à prendre à la légère, c’est pourquoi nous vous recommandons de consulter un vétérinaire avant une éventuelle administration.

Pour aller plus loin : la pilule du lendemain pour chien

Il existe effectivement des pilules du lendemain pour les chiens et nous pensons nécessaire de compléter cet article par ce sujet. Ces pilules permettent d’interrompre une grossesse non souhaitée de la chienne.

Ces médicaments n’existent pas sous forme de comprimés comme pour les êtres humains. On les trouve uniquement sous forme injectable.

Il n’y a qu’une seule molécule utilisable le lendemain de l’acte de reproduction : l’aglépristone. Le vétérinaire fait deux injections avec un jour d’attente entre chacune d’entre elles.

Le reste des molécules utilisées dans ce cas de figure ne sont pas efficaces directement après la saillie. Pour que le vétérinaire les injecte, il faudra au moins 25 jours d’attente après la fécondation.

Bonus : Faire en sorte que votre chienne ne soit pas enceinte

Même si les chiots sont mignons, la plupart des maîtres souhaitent empêcher l’accouplement de leur chienne. La période de chaleur est donc un véritable stress pour les maîtres qui s’éloignent le plus possible des mâles du quartier lors des promenades. Certains ont même recours au port de culotte et au spray neutralisant les odeurs libérées par la chienne lors des chaleurs. Toutefois, cela ne suffit pas toujours…

La première des choses à faire est de vous renseigner sur les caractéristiques des chaleurs de la chienne et ses symptômes. Lorsque vous la promenez, évitez les endroits où elle pourrait rencontrer d’autres mâles et tenez-la constamment en laisse.

Essayez de distraire votre chienne au maximum avec des jeux sportifs ou des activités exerçant ses capacités intellectuelles !

À la maison, évitez les contacts avec le chien du voisin et si vous possédez un mâle et une femelle, éloignez-les le temps des chaleurs.

En résumé

  • La pilule contraceptive pour chien est un moyen de contraception très efficace, mais qui nécessite d’être prudent à cause des effets secondaires. On préfèrera l’opération chirurgicale pour une chienne qu’on ne veut pas voir se reproduire.
  • La pilule a pour principale fonction d’inhiber l’apparition de chaleurs et de stériliser la chienne.
  • Il existe également des pilules pour chien mâles.
  • N’administrer de pilules contraceptives pour chien qu’après un examen médical.
  • La pilule contraceptive est contre-indiquée chez certaines chiennes. Vérifiez bien que la vôtre n’est pas concernée.
  • Chez le chien, la pilule du lendemain n’existe pas en comprimé. Il faudra faire injecter une molécule spécifique par votre vétérinaire. La plupart des molécules qui stoppent la gestation ne pourront être administrées qu’après 25 jours.

Stérilisation de la chienne : avantages et inconvénients

La stérilisation de la chienne présente de nombreux avantages et peu d’inconvénients. Par exemple, elle permet de prévenir de nombreux problèmes de santé. En moyenne, les chiennes qui subissent une stérilisation chirurgicale vivent donc plus longtemps.

Toutefois, il faut bien réfléchir avant de lui faire subir une stérilisation et nous espérons que cet article vous y aidera.

En quoi consiste la stérilisation de la chienne ?

Il existe trois solutions pour stériliser une chienne :

  • Solution n° 1 : La contraception médicale qui permet d’inhiber les chaleurs à l’aide de piqures ou de médicaments comprimés
  • Solution n° 2 : La ligature de ses trompes qui va la stériliser sans pour autant arrêter ses chaleurs
  • Solution n° 3 : Une opération chirurgicale durant en moyenne 30 minutes appelée ovariectomie. Le vétérinaire vous donne rendez-vous avec votre chienne le matin. Elle devra venir à jeun. Ses effets sont irréversibles. En effet, les ovaires de la chienne lui sont retirés sous anesthésie générale.

Si vous souhaitez que votre chienne se reproduise dans le futur ou que vous êtes indécis, le mieux est d’avoir recours à la contraception médicale du chien qui est réversible. Toutefois, ce type de stérilisation ne présente aucun bénéfice pour la santé de la chienne et ne permet pas de prévenir les pathologies.

Si votre décision est prise est que vous ne voulez vraiment pas que votre chienne se reproduise, la stérilisation chirurgicale est la plus adaptée. En plus d’être contraceptive, elle possède des avantages sur le plan sanitaire comme la réduction de risque de cancers utérins ou mammaires.

Ce mode de stérilisation supprime aussi les chaleurs qui apparaissent deux fois par an en moyenne pour des périodes de plusieurs jours à plusieurs semaines.

Quand faut-il avoir recours à la stérilisation pour sa chienne ?

Le meilleur moment pour faire stériliser une chienne se situe avant la puberté, c’est-à-dire avant qu’elle n’ait ses premières chaleurs. L’âge de la puberté dépend de la race et de la morphologie de la chienne. Il est de 6 mois environ pour les petites chiennes et peut atteindre 1 an et demi pour les grandes.

Pourquoi stérilise-t-on une chienne avant l’apparition des chaleurs ?

Par ce procédé, on cherche à éviter l’imprégnation d’hormones des mamelles de la chienne. Cette imprégnation augmenter le risque de tumeur. Pratiquer une stérilisation après la puberté diminue voir annule donc les effets positifs de la stérilisation sur les risques de santé.

En effet, plus une chienne aura un âge avancé, plus elle aura connu de chaleurs et moins la prévention par la stérilisation sera efficace.

Après l’âge de 3 ans en moyenne, la stérilisation de la chienne ne diminue plus du tout le risque de tumeur.

Les inconvénients de la stérilisation de la chienne

Inconvénient n° 1 : La prise de poids

Le principal inconvénient de la stérilisation de la chienne est le même que pour la castration du chien. Il s’agit de la prise de poids.

En effet, les besoins énergétiques de la chienne vont baisser et il sera de votre devoir de lui offrir une alimentation adaptée pour éviter les problèmes de santé sur le long terme.

Faites-lui également faire plus d’activité physique, mais ne changez jamais son mode de vie de façon brusque. Allez-y toujours progressivement.

Inconvénient n° 2 : Une chienne incontinente

Un autre inconvénient un peu moins fréquent est l’incontinence. Elle survient dans 2 à 5 % des cas de chiennes stérilisées et se présente majoritairement chez les chiennes qui ont été stérilisées avant l’apparition des premières chaleurs. En cas de perte involontaire ou accidentelle d’urine de votre chienne, consultez un vétérinaire. Les chiennes concernées sont en générale prises en charge avec de la chirurgie correctrice ou des médicaments.

Inconvénient n° 3 : Des risques post opératoires

Même s’ils restent faibles, la stérilisation expose votre chienne à des risques, comme pour la plupart des opérations. Ceci est dû aux possibles hémorragies et aux aléas d’une intervention de cet ordre. Des risques liés à l’anesthésie générale sont également encourus.

Les avantages de la stérilisation de la chienne

En règle générale, les raisons qui poussent à sauter le pas et faire stériliser sa chienne sont la garantie de n’avoir aucun chiot non désiré, la suppression des chaleurs, une durée de vie plus longue, plus de sérénité quant à sa santé et moins de risques de fuite de la maison.

La stérilisation permet aussi de traitement plus sereinement le diabète du chien en ayant un contrôle sur les changements hormonaux.

Par ailleurs, l’agressivité de votre chienne envers les autres chiennes durant les chaleurs sera diminuée. On pense donc parfois à la stérilisation pour régler certains problèmes de comportement. Attention toutefois. Si la principale raison pour laquelle vous souhaitez faire stériliser votre chienne est son agressivité, pensez à bien vérifier que celle-ci est d’origine sexuelle. En effet dans le cas contraire, une stérilisation n’aurait aucun effet sur son comportement.

Quel est le coût de la stérilisation de la chienne ?

Le coût d’une stérilisation dépendra du vétérinaire, mais également de la race et du poids de la chienne. Selon les cliniques, le prix peut varier de 200 à 500 €. Passez un coup de fil à un professionnel pour vous assurer du prix et tenter de négocier. Pensez également aux écoles vétérinaires qui sont réputées moins chères.

Par ailleurs de nombreuses assurances prennent en charge ce type d’opération. Elles vous remboursent partiellement pour certains cas et vont jusqu’à amortir la totalité du prix de l’opération si cette dernière est due à une pathologie de la chienne.

Les précautions à prendre suite à la stérilisation d’une chienne

Après l’opération, les mouvements brusques seront bien sûr totalement déconseillés. Ainsi, évitez de la faire courir, monter, descendre les escaliers ou sauter durant au moins 11 jours après le jour de la stérilisation. En effet, il faut attendre que la cicatrice se referme correctement.

De plus, nous vous conseillons de surveiller la plaie pour éviter qu’elle ne s’infecte. Si vous voyez une boule apparaitre dessous ou du pus se former, c’est qu’elle a été infectée et vous devriez dans ce cas consulter un vétérinaire.

Pour prévenir une infection, assurez-vous bien que son panier est propre et changez son pansement régulièrement. Ne la laissez surtout pas lécher sa plaie au risque que des bactéries se développent à la surface et l’infectent.

En résumé

Pour tous les avantages précédemment cités, nous vous conseillons de discuter de la stérilisation de votre chienne avec votre vétérinaire si vous ne souhaitez pas qu’elle vous donne une portée.

  • La stérilisation augmente la durée de vie moyenne des chiennes en plus de diminuer leur agressivité.
  • Il existe trois méthodes de stérilisation, mais seule la chirurgicale permet de supprimer les chaleurs
  • Pour prévenir les risques de santé, on effectuera la stérilisation avant l’âge de puberté de la chienne qui peut varier selon les morphologies et les races.
  • La prise de poids de la chienne est le principal inconvénient de la stérilisation, mais il peut être évité avec une alimentation adaptée et plus d’activité physique.
  • Faites bien attention à ne pas laisser votre chienne faire des mouvements trop brusques durant les 10 jours suivants l’opération. Soignez son hygiène de vie pour éviter les infections.
  • Le prix d’une opération chirurgicale de stérilisation est compris entre 200 et 500 € et certaines assurances la prennent en charge.

Castration chien : son déroulement et ses conséquences

La castration du chien comporte beaucoup d’avantages et peu d’inconvénients. Elle permet de résoudre facilement de nombreux problèmes. Toutefois, certaines idées reçues persistent beaucoup.

Si vous décidez de castrer votre chien avant son adoption, cela se fera avant sa puberté. On attendra donc entre 6 et 8 mois pour un petit chien et entre 10 mois et un an pour un grand chien. Toutefois, il n’y a pas d’âge limite et il faudra toujours discuter avec votre vétérinaire avant d’entreprendre la castration.

Dans cet article, nous essayerons de couvrir le sujet de la castration du chien de la façon la plus large pour répondre au mieux à vos interrogations.

Qu’implique la castration d’un chien ?

Selon certains stéréotypes, la castration du chien serait une souffrance physique et psychologique.

Dans les faits, l’animal ne ressentira pas de souffrance après l’opération. Il sera simplement dénué de pulsions sexuelles et cette absence ne lui fera pas défaut.

La castration permet en premier lieu de stériliser l’animal. C’est un moyen de contraception l’empêchant de se reproduire. Les chiens castrés auront également plus de chances de vivre vieux, car comme nous le verrons, cette opération permet de prévenir certaines maladies.

On compte deux types de castrations : la chimique et la chirurgicale.

La castration chirurgicale

Réfléchissez bien avant de faire une castration chirurgicale et discutez-en avec votre vétérinaire, car celle-ci est irréversible.

Le jour de l’opération, vous devrez apporter votre chien à jeun. C’est-à-dire qu’il ne devra pas avoir consommé de nourriture plusieurs heures avant l’opération. Le chien est opéré sous anesthésie générale et on lui retire les testicules grâce à une incision unique avant de la refermer à l’aide de points de suture.

Suite à l’opération, il faudra environ deux semaines à votre chien pour cicatriser. Selon la méthode utilisée par votre vétérinaire, vous devrez revenir ou non pour faire enlever les points de suture pendant la période de cicatrisation.

Comme nous le disions en introduction, le chien doit être âgé d’au moins 6 mois pour cette opération.

La castration chimique

La principale méthode de castration chimique consiste à faire poser un implant sous la peau du chien par un vétérinaire. L’implant libèrera des hormones contraceptives qui seront actives 4 à 6 semaines après sa pose. Cette technique est presque indolore pour le chien et présente peu d’effets secondaires. Selon le type d’implants, les effets pourront durer de 6 mois à 1 an : ils sont donc réversibles contrairement à la castration chirurgicale.

Une autre méthode consiste à injecter au chien des progestatifs. L’inconvénient est qu’elle est sujette à des effets secondaires et que les effets ne durent que trois semaines.

Attention, lorsque ces méthodes sont trop fréquemment employées sur l’organisme du chien, sa fertilité tend à diminuer même lorsqu’il n’est pas sous traitement.

Pourquoi faire castrer un chien ?

La castration est non seulement utile pour inhiber les capacités reproductives du chien, mais aussi pour prévenir et stopper des problèmes de comportement.

Des comportements dérangeants : la castration du chien comme solution

Il est scientifiquement prouvé qu’un trop fort taux de testostérone dans le sang du chien est corrélé à une augmentation de son agressivité. Grâce à la castration, on va faire naturellement diminuer ce taux et donc limiter les comportements agressifs. La castration du chien va notamment diminuer les probabilités de fugues d’origines sexuelles, de chevauchements inopportuns et de marquages urinaires.

Avant d’envisager une castration pour des raisons d’agressivité, vous devez donc bien en connaître la source. Si ce comportement n’a rien à voir avec sa sexualité et résulte d’un autre déterminisme, vous ne devez surtout pas le castrer : ça n’aurait de toute façon aucun effet.

La castration du chien sur demande médicale

La castration chirurgicale est parfois prescrite par les vétérinaires pour prévenir certains risques de santé chez le chien. Elle est souvent demandée avant les deux ans du chien si des testicules placés trop haut dans les bourses sont repérés par les vétérinaires. Ce mauvais positionnement est l’un des facteurs qui les rendent plus susceptibles de développer des tumeurs par la suite.

En cas de tumeur avérée des testicules, d’autres tissus situés autour de l’anus ou encore en cas d’hypertrophie de la prostate, on procède également à une castration chirurgicale. Ces maladies font généralement surface chez les chiens les plus vieux.

Le principal désavantage de la castration du chien

La prise de poids est le principal problème qu’on retrouve chez les chiens castrés. La castration n’est pas directement à l’origine du problème, car elle ne fait que diminuer les besoins énergétiques du chien d’environ 20 %. Ainsi, si le chien ne modifie pas son mode de vie suite à une castration, il risque des problèmes de santé à long terme.

Des actions simples peuvent être mises en place pour prévenir la prise de poids. Cependant, faites toujours bien attention à mettre ces solutions en œuvre de manière progressive. Aucun des changements de mode de vie ci-dessous ne doit être mis en place brutalement sous peine d’impacter la santé du chien :

  • Une activité physique régulière et/ou plus intense
  • Une diminution de la quantité des rations de nourriture
  • Un remplacement de la nourriture habituellement donnée au chien par une autre ayant un apport énergétique moins élevé.

Le coût concret de la castration du chien

Selon le vétérinaire et les cliniques, le coût de la castration sera différent, mais nous pouvons vous donner un ordre de prix. Pensez à bien faire vos recherches sur les assurances, car la majorité d’entre elles prennent ces frais en charge.

Pour une castration chimique, comptez entre 65 et 110 € et pour une castration chirurgicale, ce sera entre 110 et 220 €.

Que dit la loi sur la castration du chien ?

Les chiens sont classés en plusieurs catégories et les chiens dangereux de catégorie 1 sont tenus de se faire castrer pour rester dans la légalité. En effet, on cherche ici à diminuer le caractère naturellement plus agressif que la moyenne des races concernées (notamment le Pitbull).

En résumé

  • Il existe deux types de castrations : chimique et chirurgicale
  • Le chien ne ressent pas de souffrance psychologique ou physique suite à une castration : ce sont des stéréotypes et une vision erronée dus à une trop forte projection de l’être humain sur le chien.
  • Castrer votre chien diminue son taux de testostérone et donc son agressivité sexuelle.
  • Certaines races de chiens catégorisées comme agressives sont légalement obligées de subir la castration.
  • La castration du chien permet de prévenir des maladies graves comme des tumeurs.
  • L’inconvénient majeur de la castration est qu’il peut entrainer une prise de poids du chien en diminuant ses besoins énergétiques
  • Le coût d’une castration (tout type compris est compris entre 65 et 220 €)

Mise bas chienne : son déroulement et nos conseils

C’est la première mise bas de votre chienne et vous ne savez pas trop comment ça se passera, ni quoi faire pour l’aider ? Un accouchement peut être éprouvant pour votre chienne et vous devrez la soutenir.

Laissez cet article vous aiguiller sur le sujet !

Quels sont les signes avant-coureurs de la mise bas ?

Dans un souci d’anticipation, connaître les signes précurseurs de la mise bas est primordial. Il y’a quelques signes qui indiquent que le moment de la mise bas est proche.

Signe n°1 : Le processus de lactation

3 à 4 jours en moyenne avant la mise au monde du chiot, sa future mère commencera le processus de lactation. Ainsi, ses mamelles vont commencer à se gonfler et un écoulement laiteux va se produire. Toutefois, ce signe varie selon les chiennes et certaines ne connaîtront ces changements qu’après la mise bas : le lait n’apparaît donc pas toujours avant la naissance des chiots.

Signe n°2 : Les contractions utérines

On observera aussi les contractions utérines de la chienne.

Signe n°3 : Dilatation de la vulve

Une bascule de son bassin à lieu 1 à 3 jours avant l’accouchement ainsi qu’une dilatation de la vulve.

Signe n°4 : Baisse du taux de progestérone

Le taux de progestérone aide à décider si oui ou non on pratiquera la césarienne sur la chienne. La mise bas devrait avoir lieu entre 12 et 36 heures après la chute de cette hormone.

Signe n°5 : Fonte du bouchon muqueux de la chienne

24 heures avant la première contraction, la chienne aura une perte des eaux ou une fonte de son bouchon muqueux. Souvent nettoyée par la chienne, cette perte peut ne pas être remarquée.

Signe n°6 : La chute de la température

De plus, sa température chute de 1 degré juste avant l’accouchement. Cette baisse est observable si elle a été mesurée chaque jour. Toutefois, ce paramètre est parfois critiqué, car il peut être variable selon la race de la chienne. En effet, plus la chienne est grosse, moins la baisse de température sera importante. Elle baisse à 35 degrés chez la petite chienne, à 36 degrés chez les chiennes de taille moyenne et à 37 degrés chez les plus grandes.

Signe n°7 : Des changements dans son comportement

En plus de ces signes physiques, la chienne change aussi de comportement. Par exemple, il sera courant de la voir chercher un endroit calme et de s’isoler. Selon son caractère, elle pourra au contraire avoir besoin de votre compagnie pour plus de réconfort.

D’autres comportements caractéristiques sont l’agitation, le grattage de sol, le vomissement ou encore le refus de s’alimenter

La préparation de la mise bas de la chienne

En cette période déterminante dans la gestation de la chienne, vous devriez la laissez dans un environnement coutumier et paisible, mais surtout propre et bien isolé contre le froid.

La chienne peut accoucher seule, mais nous vous conseillons d’être à ses côtés, non seulement pour le soutien moral, mais aussi pour pouvoir réagir en cas de complications.

De nombreux accessoires sont disponibles dans le commerce pour aider la chienne à la mise bas. Ils seront de précieux alliés pour maintenir une température idéale à la survie des chiots et pour le confort de la mère.

Le processus de la mise bas de la chienne : notre description

La mise bas de la chienne est un processus assez long puisqu’en moyenne, il dure entre 10 et 24 h. Il peut toutefois aller jusqu’à 37 heures pour un premier accouchement.

Étape n° 1 : Le début du travail

Au début du travail s’enclenche le processus d’ouverture du col et la préparation de l’utérus de la chienne. Vous verrez son comportement changer à partir de ce moment à cause de la douleur des premières contractions utérines qui l’inquiète. La durée de cette étape est variable. En effet, elle est comprise dans un intervalle de 5 à 37 heures.

Les contractions finiront par devenir observables de l’extérieur et avec le décollement du placenta, vous verrez un écoulement vert sortir.

Sachez que le premier chiot est celui qui met le plus de temps à être expulsé, car le col de l’utérus n’est pas encore totalement dilaté. Rappelons que les portées varient de 3 à 12 chiots selon la race et la taille du chien.

Étape n° 2 : L’expulsion des chiots

La chienne se met généralement en position assise pour effectuer les efforts de contraction puis se couche sur le côté pour la sortie des chiots. Lors de l’expulsion, le chiot est contenu dans une petite poche que la chienne pourra tirer si le nouveau-né sort la tête la première.

Si jamais la poche est détériorée ou percée, vous pouvez tirer légèrement le chiot pour aider la mère à l’expulser, mais seulement à condition que votre chienne ait arrêté de pousser. Une fois le premier chiot mis au monde, le reste de la portée est expulsé chiot par chiot toutes les 15 à 70 minutes en alternance avec les expulsions de placenta. Faite attention à ce que leur nombre soit égal à celui des chiots et que les durées entre les expulsions ne dépassent pas deux heures.

Après la mise au monde d’un chiot, la mère le libère de son sac amniotique en le déchirant. Elle lèche sa cage thoracique et sa tête de façon énergique afin de provoquer la première inspiration. Si le cordon ombilical n’a toujours pas été sectionné, il est possible que la chienne cherche à le sectionner. Attention à ce qu’elle ne le tire pas trop fort au risque d’éventrer ses petits.

Nos conseils après la mise bas de la chienne

Bien que la chienne sache par instinct ce qu’il faut faire durant la mise bas et comment s’occuper de ses petits, il arrive parfois que la chienne ne s’occupe par directement de ses enfants à la naissance. Dans ce cas, frottez le petit chiot en le recueillant dans une serviette propre jusqu’à entendre le petit gémissement de la première inspiration.

Lorsque vous aurez coupé son cordon ombilical, remettez-le près de sa mère pour qu’il prenne un peu de son lait et qu’il n’attrape pas froid.

Sachez qu’il est tout à fait normal que la chienne mange aussi les placentas expulsés. Ils contiennent des hormones qui favorisent la lactation. Toutefois, il est raisonnable de ne pas tout la laisser manger au risque qu’elle soit victime d’une gastro-entérite.

Il arrive que la chienne devienne agressive envers vous, car elle a l’impression que vous avez l’intention de lui voler ses petits. Parfois, un chiot est mis à l’écart par sa mère. Dans ce cas, prenez-le en charge. Faites bien attention à ce que les petits restent proches de leur maman pour bénéficier de la tétée.

Laissez la mère sortir régulièrement et se reposer pour prendre des forces.

Dans quelles situations est-il judicieux de consulter directement un vétérinaire ?

Dans certaines circonstances liées à la mise bas, le mieux est de consulter un vétérinaire :

  • Si la gestation dépasse les 66 jours
  • Si le chiot n’arrive pas à sortir malgré votre aide
  • Si la chienne à des contractions depuis plus de 12 heures
  • Si la chienne fournit des efforts pendant plus de 3 h 30 sans qu’aucun chiot ne soit expulsé
  • Si la chienne perd du sang, du pus, ou un liquide de couleur verte/marron/noir pestilentiel.
  • Si la température chute et que rien ne se passe après 24 heures
  • Si plus de deux heures passent entre deux naissances

Les mises à bas difficiles ou anormales sont plus communes chez certaines races que d’autres. Redoublez par exemple de vigilance avec les bouledogues, les chihuahuas ou les pékinois.

Si un signe pareil d’anomalie se présente, vous ne devez pas perdre une minute et emmener votre chienne aux urgences.

Pour éviter les problèmes, nous vous recommandons d’éviter de mettre les doigts ou un objet dans les voies génitales de votre chienne. Cela peut entrainer de graves lésions.

De même, ne cherchez pas à extraire de force un chiot qui n’est pas encore sorti et qui est totalement dans les voies génitales de la mère. Il y’aurait des risques de santé non seulement pour la chienne, mais aussi pour son chiot.

En résumé

  • La mise bas de la chienne dure en moyenne jusqu’à 24 h et peut aller jusqu’à 37 heures pour une première
  • Nous vous conseillons d’être présent durant la mise bas
  • La mère fait l’effort de contraction assise et expulse les chiots couchés. Après le premier chiot, la durée entre les expulsions ne doit pas dépasser deux heures.
  • Les signes avant-coureurs d’une mise bas sont à la fois physiques et comportementaux
  • Prévoyez un endroit calme, hygiénique et à l’abri de la chaleur pour la mise bas de votre chienne

La gestation chez la chienne

La gestation de la chienne pose de nombreuses interrogations. Quelle est la durée de la gestation ? Comment savoir si ma chienne est enceinte ? Comment m’occuper au mieux de ma chienne durant la période de la gestion ?

Nous répondons à toutes ces questions dans notre article.

La durée de la gestation

La durée de gestation peut être calculée de deux façons selon le point de repère.

Si on choisit de prendre comme point de départ le jour de la saillie (la saillie décrit l’accouplement entre la chienne et le mâle), on aura une période de gestation entre 57 et 70 jours.

Si en revanche, on choisit de se baser sur le jour d’ovulation, on obtiendra des résultats entre 62 et 64 jours.

La détermination du terme chez la chienne

Juste avant le 30e jour de gestation, on peut avoir recours à une échographie pour déterminer la date du terme avec une précision de l’ordre de 75 %.

Après le 35e jour, cette précision baisse fortement.

Gestation chienne : Les changements hormonaux

Durant la gestation de la chienne, de nombreuses hormones interviennent et elles sont essentielles pour son bon déroulement. Les principales sont les suivantes :

La progestérone

La progestérone est uniquement secrétée par le corps jaune de l’ovaire. Au début de la gestation, son taux augmente fortement, jusqu’à atteindre un pic. Ensuite, il diminue 15 jours avant l’accouchement. Finalement quelques heures avant la mise bas, ce taux va atteindre son seuil le plus bas.

Les vétérinaires vont regarder le dosage de progestérone pour déterminer le meilleur moment pour pratiquer une césarienne dans les cas où la chienne ne pourrait pas donner naissance naturellement.

Les œstrogènes

Le taux d’œstrogène sera faible au début de la gestation et augmentera à la fin dans le but de développer les glandes mammaires qui permettront de nourrir les futurs chiots et de les abreuver en lait.

La prolactine

La prolactine est l’hormone de la mise en place de la lactation. Lors du deuxième mois de gestation, son taux augmentera très progressivement. Durant les quelques jours qui précédent la mise bas ce taux augmentera de façon très rapide.

La prolactine est responsable de certains changements de comportements de la chienne durant la gestation. Cette hormone développera son instinct maternel.

La relaxine

Secrétée par le placenta, la relaxine est l’unique hormone spécifique à la gestation de la chienne. C’est le taux de cette hormone que l’on mesure pour confirmer que la chienne est enceinte.

Comment savoir si ma chienne est enceinte ?

Il n’est pas toujours facile de savoir si une chienne est en gestation, car les chiens ont eux aussi une certaine intimité et savent se montrer discrets. Cependant, certains éléments ne trompent pas.

Comme nous l’avons vu, le dosage de la relaxine permet de savoir si oui ou non une chienne est enceinte, mais il existe d’autres méthodes telles que l’échographie, la radiographie ou la palpation.

De fait, les fœtus peuvent être détectés par échographie vers le 17e -20e jour, par palpation abdominale vers le 35e jour et par radiographie le 42e jour avec la formation du squelette.

Vous aurez remarqué qu’on ne peut véritablement confirmer la gestation d’une chienne qu’environ à la moitié de celle-ci, ce qui est relativement tard compte tenu de sa durée totale.

Outre ces tests, vous remarquerez certaines modifications morphologiques ou comportementales chez votre chienne :

Un écoulement vaginal

Un mois après l’accouplement, on peut observer chez la chienne un écoulement vaginal.

Des variations de son appétit durant la gestation 

En général, il va diminuer après la 3e ou 4e semaine et augmenter fortement deux semaines plus tard. Toutefois, ces variations ne sont pas systématiques selon la chienne.

Une modification de sa morphologie

Le ventre de la chienne va s’abaisser et s’élargir. Du fait qu’elle est enceinte, les fœtus contenus dans son abdomen vont contribuer à la faire grossir.

Une prise de poids

La chienne peut prendre jusqu’à 50 % de poids supplémentaires durant la période de gestation !

Un développement de ses mamelles

Avec l’œstrogène, les mamelles de la chienne vont être plus dures et plus congestionnées entre le 20e et 25 jours après l’accouplement.

Une modification de son comportement

La chienne aura un instinct maternel naturellement plus développé à cause des hormones, la poussant par exemple à préparer un « nid » pour les futurs chiots.

Un autre trait qu’on observe parfois est une petite dépression qui est souvent passagère.

Puis-je savoir combien de petits ma chienne aura ?

Selon la race de votre chien, la portée sera plus ou moins importante. Pour vous donner un ordre de grandeur, il n’est pas rare d’observer des portées de deux chiots pour les chiens de petite et moyenne taille comme les caniches.

Pour les chiens de grande taille en revanche, on aura des portées allant jusqu’à 12 petits !

Le comptage des fœtus peut s’effectuer via une échographie, mais il sera très imprécis avec 60 % d’erreur. Plus la portée sera grande, plus le comptage sera imprécis.

On peut également effectuer une radiographie pour obtenir des données plus précises. Cependant il faudra attendre plus longtemps, le temps que les squelettes soient bien formés entre le 45e et le 51e jour.

La gestation comporte-t-elle des risques pour ma chienne ?

Il existe effectivement des risques d’infection et de fausse couche. Vous devez donc correctement prendre soin de votre chienne durant la gestation. À cette fin, vous devrez donc la faire vermifuger et vacciner.

Il faudra lui faire un premier vermifuge au début des chaleurs et un autre quelques semaines (en général trois) avant la mise bas.

Attention ! Sachez que sauf pour le virus de l’herpès, il n’est pas possible de faire vacciner la chienne durant la période de grossesse.

C’est pour cela que vous devez faire certains vaccins avant la gestation de la chienne. Ainsi, elle pourra transmettre les anticorps à ses chiots. Les vaccins recommandés sont ceux de la toux du chenil, de la leptospirose, de la parvovirose, de la maladie de Carré et l’hépatite de Rubarth.

Durant la grossesse, votre chienne peut également attraper des infections entrainant une fausse couche. Vous devrez donc faire particulièrement attention à son hygiène durant cette période et notamment aux objets avec lesquels elle entre quotidiennement en contact (panier, jouet, gamelle, couverture).

Sachez que la chienne peut aussi subir des accidents qui entraineraient le décès des fœtus. Malheureusement, on ne connait pas encore de traitements pour tous ces cas. Le mieux est de détecter le problème le plus tôt possible afin de pouvoir faire une intervention chirurgicale et de mettre la chienne hors de danger.

Comment bien m’occuper de ma chienne en période de gestation ?

L’alimentation de la chienne durant la gestation

Ne modifiez pas l’alimentation de votre chienne avant la 5e semaine de gestation. Ensuite, lorsque le fœtus sera bien développé, vous remplacerez de manière progressive son alimentation habituelle par des mets énergétiquement plus riches. Vous devrez donc lui fournir une alimentation plus riche en protéine (25 % de protéines) et augmenter sa ration quotidienne de 10 % chaque semaine.

Selon nous, cette nouvelle ration devrait être répartie en trois repas par jours.

Il faudra également faire attention à combler ses besoins en minéraux qui devraient être plus importants afin d’éviter les carences chez les futurs chiots. (Des compléments alimentaires spécifiques sont en vente dans le commerce)

Nous conseillons d’ajouter à son repas des aliments conçus pour la lactation comme des croquettes spéciales.

La surveillance vétérinaire

Si votre chienne prend des médicaments, pensez toujours à demander à votre vétérinaire s’il est nécessaire d’interrompre le traitement durant la gestation : il vaut mieux prévenir que guérir ! En effet, le fœtus peut être mis en danger par certains traitements médicamenteux.

Pendant cette période, soyez observateur et regardez si votre chienne ne présente pas les symptômes d’une maladie dangereuse pour le fœtus. Ces symptômes sont la perte de l’appétit, une haleine différent gout pomme, de la fière ou des pertes vulvaires.

Consultez un professionnel dès l’apparition d’un de ces symptômes.

Les bons gestes à faire juste avant l’accouchement

Certains gestes aideront beaucoup votre chienne avant la mise bas.

Par exemple, quelques semaines avant l’accouchement, prévoyez un endroit confortable, calme et chaud. Faites en sorte que votre chienne y trouve ses aises et s’y installe !

Si ses poils sont longs, faites appel à un professionnel pour les tondre au niveau de sa zone vulvaire et ses mamelles. Vous avez aussi la possibilité de le faire vous-même, mais nous vous conseillons d’appeler un tondeur pro, diminuant ainsi fortement les risques de coupure ou d’irritation.

Afin d’assurer une meilleure hygiène, vous pouvez aussi donner un bain à votre chienne juste avant l’accouchement en la séchant au mieux pour éviter qu’elle n’ait froid.

En résumé

  • La gestation dure entre 57 et 70 jours selon la méthode de calcul
  • On peut savoir si une chienne est enceinte grâce à une échographie au début de la gestation et une radiographie à la fin
  • Si votre chienne est en gestation, vous observerez des modifications physiques et comportementales, ce sont les premiers signes qui vous alerteront. Vous pourrez ensuite réaliser une échographie ou une radiographie pour en être sûr.
  • Les hormones sont essentielles pour le bon déroulement de la gestation
  • Pour un petit chien, il n’est pas rare d’observer des portées de deux chiots, cela peut monter à 12 pour les grands chiens
  • Faites faire des vaccins à votre chienne avant la période de gestation
  • Surveillez bien votre chienne et n’oubliez pas de l’emmener consulter un vétérinaire si elle présente un des symptômes évoqués dans l’article
  • Préparez la mise bas de la chienne quelques semaines avant en effectuant les bons gestes (préparation d’un coin douillet, tonte du poil, hygiène, etc.)