Chiot hyperactif : 5 conseils pour le calmer

Quoi de plus mignon qu’un bébé chien ? Depuis que votre chiot est arrivé à la maison, vous n’avez yeux que pour lui. Il y a cependant un petit détail qui vous chiffonne. Votre petit compagnon  semble inépuisable, si bien que vous avez du mal à suivre ! Dans cet article, découvrez les 5 meilleurs conseils pour calmer un chiot hyperactif.

chiot hyperactif

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Hyperactivité du chiot : canaliser son énergie

Faire des balades fréquentes et variées

Un chiot hyperactif a avant tout énormément d’énergie à revendre. Avant de vous lancer dans des multiples méthodes plus complexes les unes que les autres, commencez par la base : permettre à votre jeune chien de se défouler pleinement au quotidien. En effet, de nombreux propriétaires se plaignent de l’hyperactivité du chiot, mais oublient l’essentiel : lui offrir un cadre de vie adapté à ses besoins physiologiques, et psychologiques.

N’oublions pas que par nature, le chien est un animal social. Il a donc besoin quotidiennement de bouger, mais aussi de découvrir des environnements variés. Vivre chaque jour de nouvelles expériences en termes d’odeurs, de couleurs, de textures, de formes, ou de bruits, est indispensable à l’équilibre de votre petit compagnon. Pour calmer un chiot hyperactif, il faut donc commencer par lui offrir des balades fréquentes, et variées.

N’hésitez pas à le sortir plusieurs fois par jour, et à lui proposer des lieux de promenade où il peut pleinement dépenser son énergie. Par exemple, vous pouvez emmener votre chiot en forêt, en montagne, à la campagne, ou encore au parc… Privilégiez les endroits où vous pouvez le lâcher sans risques, et où il a la possibilité de courir, sauter, mâchouiller, et même aboyer sans gêner quiconque. De retour à la maison, il sera plus calme que jamais !

Utiliser un jouet distributeur

En complément de promenades, vous pouvez utiliser à la maison des objets spécifiques pour canaliser l’énergie de votre chiot hyperactif. Quand votre bébé chien commence à s’agiter, proposez-lui de se dépenser d’une autre manière. Pour cela, vous pouvez par exemple utiliser un jouet distributeur. Ce dernier est idéal pour lutter contre le stress, et l’hyperactivité.

Contrairement aux idées reçues, un chien hyperactif n’a pas seulement besoin de se dépenser physiquement, mais aussi psychologiquement. Le concept d’un jouet distributeur est simple : le jouet récompense votre animal par une friandise lorsqu’il atteint un certain objectif. Il s’agit donc d’un objet qui fait appel aux capacités de concentration, et de réflexion de votre animal.

Rester zen face à un chiot hyperactif

Face à l’hyperactivité du chiot, de nombreux maîtres ont tendance à s’énerver. Ils commencent à élever la voix, ou pire encore, à frapper leur animal. Notez que ces agissements ne sont nullement éducatifs. Au contraire, ils favorisent un contexte d’excitation. En toutes circonstances, le chien ressent les émotions de son maître, et a tendance à claquer son comportement sur le sien.

Pour apaiser un chiot hyperactif, il est donc important de favoriser une ambiance zen au quotidien. Il ne faut pas s’étonner qu’un animal s’agite, lorsque l’environnement autour de lui l’est également. Évitez donc de crier, courir, sauter, rire aux éclats, et tout autre comportement agité, au contact de votre petit compagnon, si vous attendez lui plus de calme.

De même, ne laissez pas les invités à exciter votre chien inutilement. Très souvent, les gens aiment jouer avec les chiots. Si bien qu’ils n’hésitent pas à les surexciter, tout simplement car ils trouvent mignon de le voir mordiller, et sauter partout. Le problème c’est que cette attitude n’aide pas votre animal à se calmer par la suite, puisqu’il reçoit des signaux contradictoires.

Utiliser un diffuseur en cas d’hyperactivité canine

Cette solution n’est pas miraculeuse, mais peut représenter une approche complémentaire intéressante. Parfois, l’hyperactivité canine est due à de l’anxiété. Pour apaiser cette anxiété, il est possible d’utiliser un diffuseur de phéromone d’apaisement. La phéromone d’apaisement est une substance artificielle similaire à certaines hormones produites par la mère lors de l’allaitement. Cette hormone vise à rassurer sa progéniture durant les premiers jours de vie.

Pour ceux qui préfèrent le naturel, sachez que certaines huiles essentielles sont réputées pour leurs vertus anti-stress chez l’homme, comme chez le chien. Parmi ces dernières, on retrouve la lavande fine, la verveine, ou encore la marjolaine. Attention tout de même, il est impératif de suivre à la lettre les dosages recommandés, car les huiles essentielles mal utilisées peuvent s’avérer toxiques pour votre animal. Évitez également les huiles essentielles si vous avez un chat.

Jouer la carte de l’ignorance avec un chiot hyperactif

Très souvent, un chiot agité cherche à attirer l’attention de son maître. Il adopte donc de mauvais comportements pour se faire remarquer. Si vous le grondez en retour, le chien retient une chose : quand il s’agite, vous lui parlez, et c’est exactement ce qu’il veut ! La plupart des maîtres pensent donc dissuader leur chien de faire une action, mais  en réalité, ils ont l’effet inverse. Leur réaction renforce l’action de l’animal, et l’invite à recommencer.

Face à l’hyperactivité du chiot, il est donc préférable de jouer la carte de l’ignorance. Un chien assimile très vite les conséquences de ses actions. S’il constate que vous ne vous occupez pas de lui quand il agit d’une certaine façon, mais que vous lui redonnez de l’attention dès qu’il arrête, il comprendra rapidement ce qu’il doit faire, ou ne pas faire. Lorsque votre chiot hyperactif mordille, ou aboie, ne lui parlez pas, et ne le regardez pas.

Cependant, dès qu’il cesse le comportement problématique, félicitez-le en lui apportant de l’attention, par exemple au travers de caresses, de jeux, ou de paroles. Vous pouvez même, au début, lui apporter une attention exagérée, de manière à bien mettre en avant le contraste. Répétez l’exercice jusqu’à qu’il comprenne de lui-même que s’agiter n’est pas la bonne solution pour qu’on s’occupe de lui. Il comprendra rapidement !

Chiot hyperactif : lui enseigner les bases éducatives

Pour terminer, notez que l’éducation d’un chien se fait dès le plus jeune âge. Un chiot hyperactif n’est pas trop jeune pour apprendre. Bien au contraire, les premiers mois de vie sont idéals pour permettre à votre chien d’assimiler un maximum de choses. Afin de canaliser son énergie au quotidien, n’hésitez donc pas à lui enseigner les bases éducatives. Assis, couché, pas bougé, ou encore stop… voici quelques fondamentaux que votre animal doit connaître.

Le meilleur moyen d’éduquer votre chiot est d’opter pour le renforcement positif. Plutôt que de punir la faute, on récompense la bonne attitude, tel est le concept de l’éducation canine positive ! Quand vous donnez un ordre à votre chien, utilisez toujours les mêmes termes. Dès qu’il obéit, récompensez-le par une friandise, ou une caresse. Répétez régulièrement l’entraînement, mais par tranches de 5 ou 10 minutes, en terminant toujours sur un point positif.

Comportement de chien malade : comment le détecter ?

Les chiens, comme les hommes, n’échappent pas aux maladies. Votre petit compagnon agit de manière inhabituelle ? Il est possible qu’il soit malade ! Comment repérer le comportement d’un chien malade ? On fait le point dans cet article sur les signes qui doivent vous alerter.

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Chien malade : un changement d’attitude soudain

Le comportement du chien malade n’est pas le même que celui qu’il adopte habituellement. En effet, le chien malade aura tendance à modifier soudainement son attitude. Plusieurs éléments peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Découvrons ensemble lesquels.

Comportement de chien malade : Une modification des habitudes alimentaires

Habituellement, votre chien a bon appétit. Il attend chaque jour avec impatience sa ration quotidienne, et déguste joyeusement son assiette jusqu’à la dernière miette. Cependant, depuis quelques jours, il ne semble plus porter d’intérêt à la nourriture.

Cette situation peut être le comportement d’un chien malade. En effet, une baisse, voir une absence totale, et durable d’appétit chez le chien est un symptôme inquiétant. Si votre petit compagnon boude sa gamelle régulièrement, une visite chez le vétérinaire s’impose.

Bien sûr, avant de vous affoler, demandez-vous si vous n’avez rien changé à ses habitudes alimentaires. Le chien est assez sensible à la régularité. Il aime avoir ses petites habitudes. Si vous avez modifié son alimentation, ou l’heure de son repas, il est possible qu’il soit perturbé.

Cependant, si absolument rien n’a changé, mais que votre ami à poils continue à refuser les aliments, un trouble de santé est à évoquer. Par exemple, dans le cadre de certaines maladies dentaires, ou abdominales, le chien refuse de manger.

Comportement de chien malade : Des troubles du sommeil

Depuis quelque temps, votre chien rencontre des difficultés à s’endormir, ou, à l’inverse passe sa journée à dormir. Ces troubles du sommeil interviennent sans aucune modification de son environnement. Si tel est le cas, il est possible qu’il souffre d’une maladie canine.

Dans le cadre de troubles physiques, le chien peut parfois être très fatigué, au point de dormir beaucoup plus que d’habitude. Au contraire, certaines maladies du chien sont douloureuses, et empêchent alors votre petit compagnon de se laisser aller au sommeil.

Quoi qu’il en soit, un changement brutal d’habitudes du sommeil peut être le signe d’un chien malade. Face au moindre doute, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé. Lui seul sera en mesure d’établir un diagnostic précis.

Comportement de chien malade : une régression dans la propreté

Votre chien est propre depuis plusieurs mois, voir même plusieurs années. Pourtant, du jour au lendemain, il se remet à faire ses besoins dans la maison. Si cette attitude peut avoir différentes causes psychologiques, elle peut aussi correspondre au comportement de chien malade.

Une régression dans la propreté chez le chien peut être induite par des troubles urinaires, des troubles nerveux, des douleurs, ou encore des problèmes digestifs. Si votre chien s’oublie régulièrement, et que ce n’est pas dans ses habitudes, cela doit attirer votre attention.

Notez, à l’inverse, que si votre animal présente des difficultés à uriner, ou à déféquer, cela peut aussi être un signe de chien malade. Il peut même s’agir d’une urgence vétérinaire. Soyez donc vigilant concernant la manière dont votre chien fait ses besoins.

Un comportement agressif ou prostré

L’attitude d’un chien malade se perçoit généralement dans les actes du quotidien. Si votre chien, de nature sociable, et enjoué, reste prostré dans son coin, le regard amorphe, c’est qu’il y a un problème. Il en va de même s’il devient soudainement agressif.

Par exemple, dans le cas d’un chien malade, il n’est pas rare que ce dernier ait mal quelque part. Si bien que dès que quelqu’un touche, ou simplement s’approche de trop près, il montre les dents. Il s’agit tout simplement d’un réflexe de défense pour éviter de souffrir.

Un animal qui se renferme sur lui-même peut aussi être en proie à des douleurs, ou tout simplement se sentir mal au point de délaisser ses activités quotidiennes. La situation pourrait être comparable à celle d’un être humain qui a de la fièvre, et qui préfère rester au lit.

Des gémissements à répétition

Les gémissements font partie des moyens de communication du chien. Ils peuvent avoir différentes significations. Si parfois les gémissements sont simplement un moyen pour le chien de faire part de son anxiété, de sa curiosité, ou de son impatience, ils peuvent aussi être un signe de douleurs.

Un chien qui gémit à répétition, ou qui gémit systématiquement dans une situation physique spécifique est généralement le comportement du chien malade. En cas de gémissement intempestif, ne laissez pas votre chien souffrir, mais emmenez-le consulter un vétérinaire.

chien malade

Maladie du chien : les signes physiques qui alertent

En dehors d’un changement soudain de comportement, des signes physiques peuvent aussi apparaître chez le chien malade. Ces derniers doivent absolument vous alerter, et, en fonction de leur gravité, nécessitent une consultation rapide, voir en urgence, chez le vétérinaire.

Une perte de poids inexpliquée

Tout amaigrissement soudain chez le chien peut être le signe d’une maladie canine. Bien sûr, en fonction des saisons, comme de son alimentation, le poids de votre animal peut varier. Cependant, un chien qui maigrit de manière brutale et importante doit mettre la puce à l’oreille.

La perte de poids chez le chien malade peut être engendrée par les troubles alimentaires. Elle peut aussi provenir d’un dysfonctionnement du métabolisme lié à des vers intestinaux, une maladie rénale, une tumeur, ou encore un trouble digestif empêchant l’absorption optimale des aliments.

Du sang dans les selles

L’état des selles de votre chien en dit beaucoup sur son état de santé. Plusieurs signes doivent vous alerter. Le premier est la présence de sang dans les selles. Le sang dans les selles peut être le symptôme d’un chien malade. Il faut donc apprendre à le reconnaître.

Quand les selles sont rouges, le maître perçoit facilement le sang. Cependant, il faut aussi savoir que les selles noires sont inquiétantes. En effet, les selles noires mettent généralement en avant la présence de sang digéré, donc issu de la partie haute du système digestif.

Notez que le sang dans les selles peut être dû à des pathologies bénignes, telles qu’une affection parasitaire, une maladie infectieuse, ou une intolérance alimentaire, mais également à des maladies plus graves comme une tumeur rectale.

Une démarche boiteuse

Une démarche anormale chez le chien peut révéler une pathologie canine. En effet, lorsqu’un chien boîte, c’est généralement qu’il a mal quelque part. La plupart du temps, la douleur est localisée au niveau de l’une de ses pattes, ou de son train arrière, ce qui l’empêche d’avancer correctement.

Un chien qui boite peut donc s’être simplement blessé, mais aussi souffrir de maladies plus inquiétantes telles qu’une dysplasie des hanches, une maladie de lyme, ou une tumeur osseuse par exemple. Seuls des examens complémentaires pourront vous en dire plus.

La position de la prière

Il peut arriver que certains maîtres observent leur chien prendre une position inhabituelle. Au premier abord, cette dernière peut même sembler drôle, ou insolite. Pourtant, elle peut, en réalité, être le comportement d’un chien malade.

Une posture en particulier met en avant un problème de santé canin. Il s’agit de la position dite « position de la prière ». Le chien reste debout sur ses pattes arrières, mais abaissent ses pattes avant au sol, de manière à lever ses fesses vers le haut.

Cette position est généralement adoptée par le chien lorsque ce dernier a mal au ventre. Elle peut donc être le signe d’une pathologie abdominale. Si votre petit compagnon prend régulièrement cette étrange position, n’hésitez pas à consulter pour éliminer une éventuelle maladie.

Un léchage excessif

Parmi les différents comportements de chien malade, on retrouve également le léchage excessif. Il est naturel qu’un chien se lèche de temps en temps. Le léchage chez le chien existe pour diverses raisons telles que l’hygiène, le stress, ou encore l’ennui.

Cependant, quand ce dernier devient excessif, il peut mettre en lumière une pathologie. En effet, quand un chien se lèche à répétition, cela signifie que quelque chose le dérange. Il peut s’agit notamment d’une douleur, ou d’une sensation désagréable.

Le comportement du chien malade relève avant tout d’un changement d’attitude brutal, et radical. Quel que soit le domaine touché, un chien qui n’agit pas comme d’habitude, sans raison apparente, souffre peut-être d’une pathologie canine. En complément, plusieurs symptômes physiques sont révélateurs d’un trouble de santé chez le chien. Il est donc important d’observer attentivement, et régulièrement, votre petit compagnon !

Nous vous conseillons également notre article sur les chiens qui mangent de l’herbe.

Chien qui baille : les différentes interprétations possibles

Le baillement est un réflexe archaïque qui existe chez de nombreux êtres vivants. Observer un chien qui baille est quelque chose de courant. Il est même probable que vous ayez déjà vu votre petit compagnon le faire régulièrement. Notez que le baillement du chien peut avoir différentes significations. On fait le point dans cet article.

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Chien qui baille : expression de fatigue ou d’ennui

Il ne faut parfois pas chercher midi à 14 heures. La première interprétation possible du baillement chez le chien est ni plus ni moins la fatigue. Exactement comme les êtres humains, nos amis à poils baillent lorsqu’ils sont fatigués, ou même lorsqu’ils s’ennuient. Si vous observez votre chien bailler tranquillement dans son panier, après une journée mouvementée, il est fort probable que ce soit simplement un signe d’épuisement. Ce type de baillement canin intervient généralement dans une situation de détente. Dans le même registre, un chien qui baille peut exprimer une forme de lassitude, ou d’ennui. Par exemple, il est possible de voir votre chien bailler au milieu de l’après-midi, avachi sur le canapé, pour la simple et bonne raison qu’il ne sait pas quoi faire d’autres.

Baillement du chien : un signal d’apaisement

En d’autres circonstances, le baillement du chien peut avoir des significations plus importantes. Un chien qui baille émet parfois un signal d’apaisement. Chez le chien, les signaux d’apaisement sont des moyens de communication très importants à prendre en compte.

Chien qui baille face à une situation dérangeante

Un chien qui baille peut exprimer une situation qui le dérange. Même si cela n’est pas toujours perceptible à l’homme, plusieurs choses peuvent rendre un chien anxieux. Par exemple, il peut s’agir de caresses d’un inconnu, , ou d’une personne trop autoritaire. Quoi qu’il en soit, le chien perçoit une menace potentielle. Face à cette situation, l’animal a généralement deux solutions : agresser, ou fuir. Le baillement est une alternative à ces deux options. Il permet au chien de s’apaiser plutôt que d’agir. Généralement, en ces circonstances, le baillement peut s’accompagner d’autres signaux. Si votre chien baille, détourne le regard, et se lèche les babines, c’est trop probablement parce qu’il est stressé. Il est donc préférable de cesser immédiatement l’objet du stress. Il est important de réagir, car le baillement canin peut être un premier signe avant un comportement agressif. Soyez particulièrement vigilant si cela arrive au contact d’enfants. Pour permettre à votre animal de retrouver son calme, n’hésitez pas à lui proposer de s’isoler.

Bailler pour apaiser les conflits

Le baillement chez le chien est également un code de communication avec ses congénères. Lorsque deux chiens sont en contact, il peut arriver que l’un d’entre eux se mettent à bailler. Cela signifie qu’il cherche à s’apaiser, et apaiser la situation. Par exemple, si un autre chien joue trop brutalement avec lui, ou encore le renifle à répétition, il est possible que votre chien n’apprécie pas. Au lieu d’entrer directement au conflit, il préférera prendre sur lui, et envoyer à l’autre des signes de paix. Notez que le baillement canin n’est pas forcément un signe de soumission. Il s’agit plutôt d’un signe de pacification des relations. Par exemple, un chien dominant peut bailler pour exprimer à l’autre qu’il n’a rien à craindre vis-à-vis de lui.

baillement chien

Chien qui baille pour canaliser les tensions

Le baillement du chien peut également lui permettre de gérer ses émotions au quotidien. Qu’il s’agisse du stress, de l’impatience, ou de la frustration, un chien qui baille cherche à se maîtriser, et permettre à la situation de se dérouler au mieux. Par exemple, un chien qui a faim, et qui attend sa gamelle peut bailler pendant qu’il vous regarde la préparer. Pour lui, c’est tout simplement le moyen de canaliser son impatience, et de réussir à attendre sans agir de manière surexcitée. De même, il arrive que votre chien baille lorsqu’il ne comprend pas ce que vous attendez de lui, et qu’il reçoit trop d’ordres en même temps. Un chien qui baille peut aussi le faire en réponse aux émotions négatives qu’il perçoit à son égard chez son maître. Cela s’observe fréquemment dans les cours d’éducation canine. Un maître crie sur son chien, en voyant qu’il n’agit pas comme il l’aurait souhaité. Le chien cesse alors toute activité, semble même stoïque, le regard dans le vague, et baille à répétition.

Le baillement canin en réponse au baillement humain

Il peut arriver que votre chien baille juste après vous. Il ne s’agit pas d’une coïncidence. La légende raconte qu’un baillement en entraîne un autre. D’ailleurs, chez l’homme, il est fréquent d’observer que quelqu’un baille dans un lieu public, d’autres personnes l’imitent inconsciemment. Chez le chien, il y a tout de même quelques nuances à apporter. Les dernières études démontrent que l’animal ne baille pas pour imiter l’homme, mais plutôt par « empathie » à son égard. Autrement dit, le bien-être du maître entraîne le bien-être du chien. Le lien entre baillement du chien et baillement de l’homme est donc avant tout d’ordre affectif. Un chien ne réagira pas de la même façon si c’est un inconnu qui baille, ou son maître. L’action d’imitation existe avant tout parce que le chien aime son humain référent.

Le baillement du chien pathologique

Vous l’aurez compris, le baillement du chien est, dans la plupart des cas, un comportement parfaitement naturel, et même indispensable à la communication. Il existe cependant certaines rares situations où le baillement canin est signe d’une pathologie comportementale ou clinique. Si votre chien baille de manière excessive au quotidien, il est toujours préférable d’y porter une attention particulière. En effet, cela peut évoquer un trouble du comportement, ou une maladie.  Face au moindre doute, n’hésitez pas à en parler à votre vétérinaire.

L’hyper-anxiété

Si votre chien baille à répétition durant une longue période de temps, il est possible qu’il souffre d’hyper-anxiété. Si n’importe quel animal peut se montrer anxieux face à certaines situations, l’hyper-anxiété, elle se caractérise par un stress démesuré, et très fréquent. Le chien hyper-anxieux peut alors développer une hypervigilance, qui se traduit par des aboiements intempestifs, voir de l’agressivité. Il peut également se montrer particulièrement craintif, se replier sur lui-même, et modifier ses habitudes alimentaires, ou de sommeil. Ce sont l’association de ces différentes signes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Face à l’hyper-anxiété, il est important de ne pas traiter seulement les symptômes, mais aussi la cause profonde du trouble. Faire appel à un éducateur canin est une solution.

Le syndrome HS HA

Le syndrome d’hypersensibilité-hyperactivité, appelé syndrome HS HA, peut également être à l’origine de baillements canins intempestifs. Ce trouble comportemental implique chez votre animal un déficit d’attention, et une sur-réaction à son environnement. Le chien HS HA est également souvent perpétuellement en mouvements, et dispose d’un grand besoin de se défouler. Pour se canaliser, certains animaux n’hésitent pas à bailler de manière excessive. Le baillement à répétition peut donc révéler un syndrome HS HA.

Les causes physiques

Plusieurs troubles physiques peuvent aussi engendrer un baillement du chien excessif. Parmi ces derniers, on retrouve les lésions nerveuses, les déséquilibres hormonaux, la luxation de la mâchoire, une inflammation des vertèbres cervicales, ou encore la prise de certains médicaments. Ces différents maux nécessitent d’être pris en charge. Seul un professionnel en santé canine est apte à déterminer avec précision une telle pathologie chez votre animal. Il est donc préférable d’éviter les auto-diagnostiques, et de confier cette tâche à un vétérinaire compétent. En de nombreuses circonstances, le baillement canin est un processus physiologique naturel. Il vous suffit de porter attention au contexte dans lequel il intervient pour en comprendre le sens. Un chien qui baille ne doit cependant nullement vous inquiéter. Par contre, en cas de baillements intempestifs, associés à d’autres symptômes, une attention particulière est requise. Nous vous conseillons également notre article sur les comportements canins.

Socialisation du chien : éviter les troubles futurs

C’est officiel, votre petit compagnon à poils vient d’arriver à la maison ! Sans aucun doute, c’est le début d’une belle relation qui s’annonce. Cependant attention, la socialisation du chien n’est pas quelque chose d’innée. Au contraire, permettre à son animal d’adopter un comportement équilibré nécessite quelques bases en éducation canine et en dressage. Dans cet article, on fait le point ensemble sur les bonnes pratiques à adopter pour socialiser son chien.

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Pourquoi la socialisation du chien est importante ?

Le chien vit en société

Le chien, exactement comme vous, évolue au sein d’une société. Qui dit société dit vie en collectivité. Dans un groupe, nul ne peut faire ce qu’il a envie. Il est indispensable de respecter certaines règles pour préserver le bien-être de chacun.

De base, un chien ne dispose pas des mêmes codes sociaux qu’un homme. Ce qui pour vous peut sembler évident, ou naturel, ne l’est pas pour votre animal. Votre rôle est donc de lui permettre de comprendre, et se soumettre à ces règles qui lui sont étrangères.

Socialiser son chien permet non seulement d’assurer la sécurité des autres, mais également d’assurer la sécurité de son animal. C’est également le moyen de s’éviter de nombreux ennuis au quotidien, et de vivre plus sereinement avec les autres.

Manque de socialisation du chien : quels sont les signes ?

De nombreux chiens manquent de socialisation. Ils développent alors certains troubles du comportement. Comment les repérer ? Plusieurs signes vous mettront la puce à l’oreille.

L’agressivité

Le premier signe est l’agressivité. Un chien régulièrement agressif avec les humains, ou avec ses congénères, est un chien mal sociabilisé. En effet, lorsqu’un chien mord, c’est souvent pour se défendre de ce qu’il perçoit comme une menace.

Le sentiment premier est donc la peur. Un chien qui a peur des autres est un chien qui peut devenir agressif. L’agressivité peut aller jusqu’à la morsure. La socialisation du chien est donc indispensable pour éviter qu’un animal devienne dangereux pour les autres.

Les aboiements intempestifs

Les aboiements intempestifs chez le chien sont également un signe du manque de sociabilisation. Aboyer fait partie de la communication canine. Quand un animal aboie face au moindre bruit, ou au moindre mouvement, il manifeste son anxiété vis-à-vis de la situation.

Socialiser son chien est indispensable pour lui permettre d’aborder sereinement différentes situations du quotidien. Un chien sociabilisé est un chien qui n’est pas stressé par les contextes du quotidien, et qui ne ressent donc pas le besoin d’aboyer en permanence.

La prostration

Un chien qui manque de socialisation peut également manifester sa peur par la prostration. Autrement dit, il a tendance à fuir les autres, et se replier sur lui-même. Si votre animal reste dans son coin, fuit les contacts physiques, place sa queue entre les jambes, ou encore tremble dès qu’il est au contact des autres, il est probable qu’il soit mal sociabilisé.

Face à une menace potentielle, deux réactions sont possibles chez l’homme, ou l’animal : l’attaque, ou la fuite. Si votre chien n’est pas agressif, il peut montrer son stress en restant prostré. Cette situation, bien que moins dangereuse, n’en reste pas moins problématique. Elle peut d’ailleurs, un jour, aboutir à de l’agressivité, sans que vous vous y attendiez.

Socialiser son chien : tout se joue les premiers mois

Offrez-lui une grande diversité d’expériences

Durant sa première année de vie, le chien se montre particulièrement curieux. Il est ouvert à vivre de multiples expériences. Bien sûr, il dispose déjà de certains traits de caractère inné. Cependant, il bénéficie également d’un terrain d’acquisition totalement neutre. En fonction des expériences primitives vécues, ce dernier se modifiera, et forgera ses habitudes futures.

Il est donc capital de profiter de ces premiers instants pour socialiser son chien. Autrement dit, n’attendez pas que votre petit compagnon grandisse pour lui permettre de rencontrer d’autres êtres humains, ou d’autres animaux. Au contraire, c’est dès les premiers mois qu’il faut impacter positivement sur la sociabilisation du chien.

Ce travail de socialisation canine passe par divers actes du quotidien. Par exemple, emmener son chien partout avec soi est un bon moyen de le familiariser avec différents environnements. Une course à la pharmacie du coin, une balade au parc, une randonnée en forêt, ou encore une invitation chez le voisin, dès que possible, permettez à votre animal de vous accompagner !

En tant qu’humains, nous ne nous en rendons pas toujours compte, mais les bruits qui nous entourent sont nombreux. Entre moteur d’une voiture, coup de klaxon, bruits de pas, tonnerre, sonnette, musique, rires, feux d’artifice… tout ce qui nous semble banale ne l’est pas pour votre chien. Il est donc important de le familiariser au plus tôt avec ces différents sons.

Veillez au bon déroulement des premiers contacts

Bien sûr, il ne s’agit pas de lâcher son chiot dans la nature, sans lui assurer la moindre protection. Au contraire, puisque les premières expériences forgent le comportement de votre animal, il est indispensable qu’elles soient positives. La socialisation du chien nécessite de lui montrer que le monde extérieur n’est pas un danger, afin qu’il l’appréhende de la meilleure des façons.

Au contraire, si votre nouveau copain à poils vit des expériences traumatiques, il risque de craindre ces mêmes situations pour le reste de sa vie. Ainsi, il faut veiller à ce que les premiers contacts entre votre chien et les autres se déroulent sereinement. L’objectif est de lui montrer qu’il s’agit d’une expérience agréable, qu’il pourra renouveler sans crainte.

Les présentations entre votre chien et les autres doivent donc être rigoureusement cadrées par vos soins. Choisissez des contextes favorables, et des personnes avec lesquelles vous savez d’avance

que la rencontre se passera bien. Tout au long du contact, gardez un œil sur les uns et les autres, de manière à pouvoir intervenir rapidement face au moindre problème.

Laissez le découvrir par lui-même

Attention tout de même, la vigilance n’est pas synonyme de surprotection. Un chien sociable est avant tout un chien qui a fait ses propres expériences. Si vous l’empêchez d’appréhender les situations par lui-même, vous risquez de ne jamais lui permettre de trouver ses propres repères. Le chien sera alors rapidement stressé, et dépassé, sans votre intervention.

Pour sociabiliser son chien, il est indispensable de le laisser aller vers les autres, sans projeter de la peur sur lui. Par exemple, lorsque vous croisez un autre chien dans la rue, rien ne sert de prendre votre animal systématiquement dans les bras. En agissant de la sorte, vous ne lui permettez pas d’apprendre le langage canin. Les chiens, entre eux, utilisent divers signaux pour se comprendre. Ainsi, chacun respecte le périmètre de sécurité de l’autre, ce qui prévient les conflits.

Montrez l’exemple

Dès son arrivée dans le foyer, n’oubliez pas que vous représentez un modèle pour votre chien. En effet, ce dernier vous perçoit comme une référence. Il calque alors ses émotions, et parfois même son comportement sur le vôtre. Un chien est une véritable éponge. Il a tendance à facilement ressentir le malaise, même non-dit, d’une situation.

Pour sociabiliser son chien, il est donc très important de lui montrer le bon exemple. Si vous-même, vous perdez le contrôle, votre chien aura toutes les raisons de s’inquiéter. Il est donc capital de rester calme, et sur de soi, en toutes circonstances. De même, gardez de la logique, et de la fermeté dans les ordres que vous lui donnez.

En résumé

Vous l’aurez compris, la sociabilisation du chien est indispensable à son équilibré, comme à son insertion dans la société. Il est important de travailler la socialisation canine dès les premiers mois, afin d’éviter des troubles du comportement futurs. Il est également possible de socialiser un chien adulte, cependant la démarche s’avérera plus longue, et plus complexe. En cas de problème, n’hésitez pas à faire appel à un éducateur canin et pour aller plus loin dans l’éducation de votre chien.

Chien agressif avec les autres chiens : nos 7 conseils

Si votre chien est agressif avec les autres chiens, nous avons une bonne et mauvaise nouvelle pour vous. La mauvaise, c’est que c’est un des problèmes d’éducation canine les plus difficiles à gérer. La bonne, c’est qu’il existe tout de même des solutions à ce comportement déviant et nous vous les livrons dans cet article !

chien agressif avec les autres chiens

Qu’est-ce qui explique l’agressivité d’un chien avec les autres chiens ?

De nombreuses raisons peuvent expliquer ce comportement d’agressivité. Essayons de mettre les principales en lumière.

Raison n° 1 : Des contacts insuffisants avec les autres chiens

Il est important d’habituer un chien dès le plus jeune âge à avoir des contacts réguliers avec d’autres chiens. Il s’agit de la période sociabilisation durant laquelle il apprendra les codes canins et la manière dont ses semblables communiquent.

Raison n° 2 : Votre chien a perdu ses codes canins

Même si le chien arrivé à l’âge adulte est déjà passé par une période de sociabilisation étant chiot, il oubliera comment communiquer avec ses congénères après un certain temps d’isolation.

Pour cette raison, il est important de maintenir un contact assez fréquent avec les autres chiens pour assurer un « rappel ».

Raison n° 3 : Il est traumatisé de ses semblables

Il est également possible que votre animal ait vécu des expériences mauvaises ou une seule très traumatisante dans ses contacts avec ses congénères. De ce fait, il cherche peut-être à se protéger par son agressivité avec les autres chiens.

Raison n° 4 : Un défaut génétique

Un problème génétique peut également être à l’origine de l’agressivité d’un chien avec les autres chiens. Dans ce cas, la meilleure option reste la consultation d’un vétérinaire qui pourra non seulement confirmer ou non votre hypothèse, mais aussi lui proposer un traitement adapté comme l’hyperthyroïdie.

Raison n° 5 : Un changement brutal d’environnement

Peut-être venez-vous à peine d’adopter un chien adulte ? Si vous l’emmenez dans un environnement nouveau qui le change dans ses relations avec les autres chiens, il peut développer une agressivité.

Nous voulons dire par là que s’il ne côtoyait pas d’autres chiens dans son ancienne, la rencontre avec ses congénères peut éventuellement le troubler.

Raison n° 6 : Vous restreignez trop les contacts avec ses semblables

La peur est un sentiment positif. Elle fut la garante de notre survie durant des millions d’années. Cependant, elle nous fait commettre de nombreuses erreurs.

Par cette phrase, nous voulons vous inciter à ne pas trop restreindre les contacts de votre chien avec les autres par peur qu’il se blesse. Ce n’est pas lui rendre service sur le long terme.

Raison n° 7 : Votre chien n’a pas été castré

Si votre chien n’est pas castré, il produira alors une hormone à peine connue du grand public… à peine…

Elle provoque d’ailleurs l’agressivité chez le mâle, nous avons nommé la testostérone !

agressivité du chien

Chien agressif avec les autres chiens : est-il dominant ?

Il faut bien comprendre qu’un chien ne peut pas être foncièrement dominant. Beaucoup de maîtres justifient l’agressivité de leur compagnon de manière fataliste en s’exclamant : « On ne peut rien y faire, de toute façon, il est dominant de nature ! »

Ce que vous considérez comme une attitude dominante peut varier du tout au tout selon la situation. Le chien pourra apparaître dominant avec un de ses congénères dans un contexte précis, mais totalement soumis la fois suivante avec ce même autre chien.

N’hésitez pas à consulter notre article sur les chiens dominants qui vous aidera à mieux saisir ce concept.

Nos sept conseils si votre chien est agressif avec les autres chiens

Conseil n° 1 : Envisager la castration

Si votre chien a moins d’un an, vous pourriez envisager de le faire castrer pour diminuer son taux de testostérone et donc l’effet d’agressivité et de concurrence envers les autres mâles.

Toutefois, il faut bien comprendre que la castration n’aura pas nécessairement d’effet sur le comportement de votre chien comme certaines études l’ont démontré. De ce fait, parlez-en à un vétérinaire.

Conseil n° 2 : Sans les supprimer totalement, contrôlez les rencontres

Dans la première partie, nous expliquions que le comportement protecteur d’un maître envers son chien lors des sorties pouvait être l’une des causes de l’agressivité observée par la suite.

Cependant, il ne faut pas non plus faire n’importe quoi. Mettez toutes les chances de votre côté pour que votre chien ne vive pas de mauvaises expériences avec ses semblables. Privilégiez donc les rencontres avec le sexe opposé (excepté les chiennes en chaleur), évitez les chiens qui n’ont pas été sociabilisés et préférez ceux qui ont une taille similaire à celui de votre animal.

Dans l’idéal, la rencontre devrait se faire dans un endroit sécurisé où chaque chien serait libre de ses mouvements.

Conseil n° 3 : Soyez un maître juste et cohérent

Pour que votre chien ne soit plus agressif avec les autres chiens, vous devez avoir une attitude cohérente envers lui. En fait, tout l’art de l’éducation canine repose sur cette qualité.

Ainsi, vous devez être totalement certain de votre choix lorsque vous décidez de laisser votre chien en rencontrer un autre. Si à un moment ou un autre vous vous mettez à paniquer, votre chien ressentira votre malaise et le prendra pour un motif valable d’agressivité.

Lorsque la rencontre débute et que vous commencez à entendre des grognements, restez zen. Gardez à l’esprit que grogner est aussi un moyen de communication pour les chiens. De plus, votre énervement ou attitude paniquée n’arrangerait aucunement la situation et risquerait à contrario de l’envenimer !

Conseil n° 4 pour un chien agressif avec les autres chiens : Envisager le port d’une muselière

Si vous n’êtes vraiment pas serein quant à l’attitude agressive de votre chien envers les autres chiens, le port de la muselière est une très bonne solution. Elle donnera plus de sécurité aux échanges et vous serez plus serein.

Pour habituer votre chien au port de la muselière, privilégier l’éducation positive.

chien agressif avec ses semblables

Conseil n° 5 pour un chien agressif avec les autres chiens : Travailler sur sa capacité d’obéissance

Une autre solution pour calmer votre chien est de renforcer son aptitude à vous obéir dans n’importe quelle circonstance. Lorsqu’un chien est agressif, il est moins apte à vous écouter en raison des nombreuses stimulations extérieures et de l’émotion ressentie sur le moment.

Ainsi, même si un chien vous obéit lorsqu’il est à la maison, ce ne sera pas forcément le cas dans toutes les situations. Pour cette raison, nous vous conseillons de procéder étape par étape en lui faisant faire des exercices dans des environnements et contextes différents ou en jouant avec lui.

Commencez de manière facile dans votre salon, puis passez au jardin et enfin en forêt. Jouez sur ses sentiments en mettant des friandises en jeu.

Conseil n° 6 pour un chien agressif avec les autres chiens : Faites-le intégrer un groupe de chiens grâce à un éducateur

Grâce à l’aide d’un éducateur spécialisé, vous pourriez aussi faire en sorte que votre chien intègre un groupe. Cela lui permettra en plus de profiter de balades collectives et de nombreux contacts sociabilisant avec d’autres chiens sous la surveillance d’un professionnel.

L’avantage ici est que l’effet de groupe réduira l’agressivité de votre chien avec les autres chiens, car il sera moins disposé à agresser plusieurs individus qu’un chien isolé.

Par ailleurs, il y’aura certainement aussi des femelles dans le groupe et un chien mâle sera plus disposé à jouer avec elles que de faire concurrence aux autres mâles.

Du jeu résultera donc un effet positif sur l’humeur de votre chien, ce qui calmera son agressivité.

Ce conseil est surtout pertinent dans la mesure où votre chien rejoint le club d’un professionnel avec une communauté de chiens déjà constituée. Cela permettra de rencontrer régulièrement les mêmes chiens. Les leçons collectives devraient aussi être régulières. Choisissez donc votre éducateur en fonction de ces critères.

N’oubliez pas de faire régulièrement des bilans d’activité avec l’éducateur pour savoir si oui ou non, les activités proposées correspondent à votre chien et la résolution de ses problèmes d’agressivité.

grande agressivité chien

Conseil n° 7 : Comprenez-le, il ne s’entendra pas avec tous les chiens

Comme les êtres humains, les chiens ne peuvent pas tous s’entendre entre eux. Chacun possède des caractères différents et certains sont tout simplement incompatibles : tous les contacts ne sont pas forcément bienvenus.

Notre conseil ici est d’accepter votre chien comme il est avec ses défauts et ses qualités. Si vous sentez qu’une interaction se passera mal, continuez votre chemin. Le principal est de renforcer votre relation avec lui et de savoir éviter le pire en travaillant sur ses capacités à obéir et à suivre vos indications lorsque vous lui dites de lâcher l’affaire !

Même s’il est toujours nécessaire pour un maître de se remettre en question, vous ne devriez pas être trop dur envers vous-même ou votre chien et vous laisser le droit à l’erreur tout en faisant le maximum pour appliquer au mieux les 7 conseils prodigués dans l’article. Quoiqu’il en soit nous vous conseillons cet excellent livre de dressage qui vous permettra de calmer plus facilement votre chien agressif en 15 minutes par jours !

En résumé

  • Le comportement d’un chien agressif envers les autres chiens est un trouble difficile à régler, mais qui peut être corrigé avec du travail.
  • Le chien doit être remis en cause, mais votre attitude de maître devrait l’être également.
  • Souvent, un chien agressif envers ses congénères est un chien qui n’a pas été sociabilisé étant chiot.
  • Apprenez à rester serein lors des rencontres organisées, même lorsque des grognements se font entendre.
  • Utilisez une muselière si vous n’avez pas confiance en votre chien.
  • Faites en sorte que votre chien vous obéisse dans toutes les circonstances et tous les environnements.
  • Faites appel à un éducateur pour que votre chien soit intégré à un groupe déjà constitué.
  • Ne soyez pas trop dur envers votre compagnon et vous-même, car personne n’est parfait : acceptez son caractère et comprenez qu’il ne pourra pas s’entendre avec tous les chiens.

Mon chien a toujours faim … mais pourquoi?

Si votre chien a toujours faim et qu’en présence de nourriture, il se comporte comme s’il n’avait plus mangé depuis l’âge de pierre en avalant tout d’une traite, cet article est fait pour vous. Nous allons vous expliquer les différentes raisons qui poussent un chien à manger comme un ogre.

Raison n° 1 : Votre chien mange très vite, car c’est un prédateur

Si vous vous étonnez de voir votre chien dévorer la nourriture en moins d’une seconde, sachez qu’il répond surement à certains de ses instincts les plus primaires. En effet, le chien n’est pas conçu pour apprécier sa nourriture. Ce n’est donc pas un gastronome dans l’âme.

Dans la nature, son but est de se remplir l’estomac le plus vite possible afin de survivre aux attaques extérieures et de se prémunir d’éventuels vols d’autres animaux. De plus, il n’est pas assuré de manger tous les jours. En ne mastiquant pas trop la nourriture, il allonge le temps de digestion et rend ainsi le délai d’attente entre deux repas plus facilement supportables.

Raison n° 2 : Les papilles gustatives de votre chien ne sont assez développées

Nous vous le disions dans la raison n° 1, le chien n’est pas un fin gourmet et la raison n° 2 nous le confirmera encore. En effet, le sens du goût d’un chien est moins développé que celui de l’homme. De ce fait, il a une capacité moindre à la différenciation des goûts. Guidé par son odorat, il pourra alors trouver appétissants des aliments qui nous répugnent (ex. : vomi, déjections).

Ainsi vous aurez l’impression que votre chien mange « tout et n’importe quoi » tant il a faim, mais rassurez-vous, c’est un comportement assez courant, même si votre compagnon n’est pas affamé.

Raison n° 3 : De mauvaises habitudes alimentaires, des règles de vie inappropriées

Comme nous le disons souvent chez AlphaChien, un chien devrait avoir des règles de vie pour vivre sereinement et être tout simplement plus heureux. Lui donner de bonnes habitudes alimentaires est pour nous l’un des devoirs d’un maître envers son chien.

En effet, selon l’attitude du maître, le chien peut devenir très gourmand. Si par exemple, vous lui donnez à manger à table ou au milieu des repas vous risquez de modifier ses comportements alimentaires de manière négative.

Il cherchera à manger à n’importe quelle heure toute la journée et réclamera constamment à manger. Cela peut même devenir contraignant si vous invitez des amis à prendre l’apéro. Il ne saura pas se tenir et pourra vite devenir envahissant.

Raison n° 4 : Votre chien a toujours faim par manque de sport

Quotidiennement, un chien doit se dépenser et faire du sport. Cela fait parti des besoins que devez combler, tout comme sa faim ou sa soif.

Si votre chien ne fait aucun sport, il risque de développer un mal-être qu’il pourra éventuellement combler par une ingestion démesurée et incontrôlée de nourriture. Notez que cette raison n° 4 nous apprend que la faim du chien peut également provenir de causes psychologiques.

Raison n° 5 : Votre chien a toujours faim, car il ne mange pas assez

Nous ne le rappellerons jamais assez. Un chien nécessite une alimentation qualitative. Les croquettes premier prix sont donc à bannir dans l’idéal, car elle ne lui apporte pas tous les nutriments donc il a besoin. À long terme, cela pourrait entrainer des carences.

Si la ration de nourriture de votre compagnon n’est pas adaptée à l’activité de votre chien et à son âge, il y’a de grandes chances que votre chien ait toujours faim, car il ne mange pas suffisamment, étant sous-alimenté par rapport à ses besoins.

En effet, un chien sportif devra voir sa ration augmentée par rapport à un autre sédentaire. Aussi, on diminuera la ration d’un chien âgé par rapport à celle d’un chien jeune. Sur les paquets de croquettes, les rations à administrer en fonction de l’âge sont indiquées.

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à consulter notre article complet sur les croquettes.

Raison n° 6 : Votre chien a une maladie

La cause pour un chien qui a toujours faim peut également être liée à une maladie comme le diabète, un cancer intestinal ou autre problème de digestion. Consultez donc votre vétérinaire si vous remarquez un comportement véritablement inquiétant.

Consultez également notre article « Mon chien ne mange plus : explications et solutions ».

En résumé

  • Il est parfois normal d’avoir l’impression que son chien a toujours faim. Cela peut être dû à son instinct ou son rapport à l’environnement différent de l’homme.
  • Un chien a besoin de règles de vies pour vivre sereinement. L’anxiété peut être source de troubles alimentaires chez le chien.
  • Un chien doit se dépenser quotidiennement et s’il est vraiment sportif, sa ration de nourriture doit être augmentée.
    Un chien qui a toujours faim est peut-être malade. Consultez un vétérinaire en cas de doutes.

Chien malheureux : lui redonner la joie de vivre

Lorsque vous observez votre compagnon, a t-il l’air d’un chien malheureux ? Son attitude au quotidien a changé, il pleure parfois et vous n’arrivez pas à en déterminer la cause ?

C’est quelque chose qui peut vraiment être une source d’inquiétude. Dans cet article, nous verrons les différentes causes qui poussent un chien à être malheureux et ainsi que des solutions pour lui redonner la joie de vivre.

chien malheureux

PS : Si votre chien est véritablement malheureux, nous vous conseillons de vous référer à l’ouvrage détaillé « soigner le syndrome d’abandon de votre chien » . Approuvé par des milliers de maître et d’experts canins, il vous permettra de comprendre en détail les pleurs de votre animal et d’appréhender les solutions qui vous permettront d’y mettre un terme. Cliquez ici pour y accéder.

Chien malheureux : quels sont les symptômes de ce mal

Soyons clairs, un chien ne naît pas malheureux et cette notion de « malheur » est différente pour le chien et pour l’homme. Nous admettons toutefois que certaines races ont vraiment des têtes de chien malheureux.

En effet, on ne parlera pas de malheur pour un chien, mais plutôt de déséquilibre au niveau de ses besoins. En effet, un chien heureux sera un animal dont tous les besoins (comme ses dépenses physiques et affectives) sont comblés. Un chien malheureux en revanche est caractérisé par le manque de satisfaction de ces besoins, entrainant des troubles du comportement.

Comprendre si le problème est bien réel

Pour savoir si votre chien est heureux ou si votre chien est triste, il suffit d’observer les signes habituels de bon équilibre de votre compagnon. S’ils commencent à disparaître ou changer de manière négative, alors c’est le signe d’un chien malheureux.

Par exemple si votre chien est dynamique, qu’il joue souvent avec vous, que ses selles ne présentent pas de défauts et qu’il a de bonnes capacités de socialisation avec vous comme avec ses congénères, vous pouvez considérer votre chien comme équilibré et donc heureux.

Si en revanche, votre chien aboie trop, adopte des comportements de destruction ou devient agressif, vous devriez commencer à vous poser des questions sur son bien-être.

Bien entendu, tout n’a pas été mentionné dans cette liste. Il faut bien comprendre qu’à partir du moment où votre chien commence à changer brutalement d’attitude et adopter des comportements à caractères démesurés, il y’a très certainement quelque chose qui ne tourne pas rond : votre chien est peut-être malheureux.

Toutefois, ce n’est pas une fin en soi, car le plus souvent, il suffit de corriger certaines choses pour que tout rentre dans l’ordre.

Mon chien est malheureux : les différentes raisons et causes

Évoquons maintenant les différentes causes qui poussent un chien à être malheureux.

Cause n° 1 : Un problème de santé peut rendre un chien malheureux

Lorsque vous constatez un brusque changement de comportement chez votre chien, la première des choses à faire est de consulter un vétérinaire afin d’écarter tout problème de santé. En effet, un chien peut paraître malheureux à cause d’une douleur ou d’une gêne qu’il vous serait impossible de voir à l’œil nu. Un diagnostic de vétérinaire est donc essentiel, surtout si les changements observés s’accompagnent de troubles alimentaires par exemple.

Un problème de santé peut faire paraître un chien malheureux, car il peut l’affaiblir, de même que les médicaments administrés pour les soins. Dans ce cas, n’hésitez pas à consulter le vétérinaire pour qu’il adapte le traitement et qu’il vous rassure sur le caractère temporaire de l’état de votre compagnon.

Cause n° 2 : Son environnement est inadapté

Nous parlons ici non seulement de l’environnement social, mais aussi de l’environnement de manière plus général.

Par exemple, un chien peut se sentir sans repères au sein d’une famille s’il n’a pas de règles ni de cadre de vie défini. Certains maîtres laissent trop de liberté à leurs chiens, pensant les rendre heureux. Ils obtiennent alors l’effet inverse. Un chien à besoins de règles de vie, d’éducation et de limites.

Pour que votre chien se sente accompagné, en sécurité, vous devriez donc instaurer certaines règles au niveau de son alimentation, des contacts sociaux ou encore de l’espace qu’il occupe au quotidien. Sans tout cela, vous exposez votre chien à des troubles comportementaux, symptômes du mal-être que nous évoquions ci-dessus.

Outre l’environnement social, le chien peut être confronté à un changement brusque troublant son quotidien comme le départ d’un proche, l’arrivée dans un nouveau foyer d’accueil ou le passage de la campagne à la ville. Dans ces cas, le mieux à faire est d’accompagner votre chien pour l’aider à surmonter ces changements.

Cause n° 3 : Sa relation avec son maître n’est pas équilibrée

Pour avoir une bonne relation avec son chien, il faut comprendre la véritable nature des chiens. C’est en cela qu’un site comme celui d’AlphaChien est utile. Avec les connaissances adéquates, vous serez en mesure de développer une relation saine avec votre chien.

En effet, nous désirons tous rendre notre chien heureux et souvent nous nous laissons aller en lui donnant trop de liberté, mais c’est ce qu’il faut absolument éviter lorsqu’on a un chien. Ne laissez pas tout passer, fixez-lui des limites et comprenez que votre chien a des besoins qu’il est de votre devoir de combler.

Une relation saine avec son chien implique une écoute, une attitude juste et cohérente avec lui ainsi qu’un respect mutuel sur le long terme.

Cause n° 4 : votre chien est malheureux car il ne se dépense pas suffisamment

Comme nous l’évoquions dans plusieurs parties de l’article, un chien a de nombreux besoins dont celui de dépense. Ainsi, un chien qui ne se dépense pas suffisamment peut développer de graves troubles de comportement et même déprimer. En effet, même nos animaux sont sujets à cette maladie.

C’est pour cette raison que votre chien doit être sorti au moins 30 minutes par jour en dehors de son jardin ou de sa terrasse. Un chien devrait quotidiennement avoir son quota d’interaction social avec d’autres chiens et d’autres humains.

Attention aux risques de comportements d’extériorisations indésirables

Sachez qu’un chien malheureux qui ne se dépense pas assez extériorisera son mal par des comportements déviants tels que la fugue, la destruction ou l’agressivité.

Nos solutions pour rebooster un chien malheureux

Grâce à nos indications ci-dessus, vous avez sans doute pu identifier la cause du problème de votre chien. Voyons maintenant quelles solutions vous pourriez mettre en place pour qu’il se sente mieux.

Solution n° 1 : Consultez un vétérinaire

En consultant un vétérinaire, vous protégez votre chien si la cause de son malheur est due à un souci de santé physique. Si ce n’est pas le cas, cela vous permettra au moins d’écarter cette hypothèse et de chercher au bon endroit.

Solution n° 2 : Appelez un spécialiste du comportement canin

Si la cause du problème de votre chien est autre que médicale, il existe des spécialistes du comportement canin que vous pouvez consulter. Au cas par cas, ils peuvent être extrêmement utiles pour résoudre ses troubles comportementaux et identifier la cause réelle d’un problème.

Solution n° 3 : Éduquez votre chien en mettant en place des règles de vie

Au quotidien, vous devriez encadrer votre chien et lui fixer des limites. Par exemple, vous ne devriez pas lui laisser sa gamelle à disposition toute la journée au risque de favoriser le grignotage. Pour éviter le surattachement, soyez aussi à l’initiative des démonstrations d’affection.

Proposez-lui également un endroit confortable dans lequel il pourra se sentir chez lui et où vous pourrez lui ordonner de se rendre. Un panier fait très bien l’affaire.

Solution n° 4 : Améliorez le confort de son panier

Petite précision au sujet du panier : il doit être confortable pour que le chien s’y sente comme dans un refuge. Pour cela, ajoutez-y du matériel spécifique comme des bouillottes.

Dans la mesure du possible, éloignez cet endroit des bruits environnants et des passages intempestifs des membres de la famille : le plus calme sera le mieux. Point important : Ne dérangez jamais un chien installé dans son panier. Cela peut être dangereux pour vous, car il peut réagir de manière agressive. N’oubliez pas que le but est qu’il se sente en sécurité dans ce petit coin.

Solution n° 5 : Permettez à votre chien de se défouler

Pour que votre chien puisse se dépenser comme il faut, la base est de le sortir quotidiennement en dehors de son jardin. En temps de pluie, vous pouvez aussi organiser des jeux à l’intérieur de la maison comme des jeux d’agilités ou de pistage. Un chien qui se dépense, c’est un chien qui aura beaucoup plus de chance d’être heureux. Un conseil : C’est vous qui devez signifier à votre chien quand débute et se termine l’activité et non l’inverse.

Solution n° 6 : Commencez un sport avec votre chien

Pour aller plus loin concernant le sport et la dépense énergétique du chien, nous vous conseillons de mettre en place avec votre compagnon une activité de sport canin comme le treibball, le dog-dancing ou la cani-randonnée. Ce sont de petites activités rituelles comme celles-ci qui vous permettront de renforcer vos liens avec lui.

La dépression chez le chien

Comme pour les humains, il peut arriver qu’un chien tombe dans la dépression. Dans ce cas, il ne voudra plus jouer, il dormira beaucoup plus longtemps dans la journée, s’isolera et mangera beaucoup moins.

La dépression chez le chien peut être due à la disparition d’un proche, à une maladie ou à un état d’anxiété non pris en charge.

En cas de dépression, consultez d’urgence un vétérinaire si cela n’a pas été fait.

En résumé

  • Un chien n’est pas vraiment malheureux au sens où nous l’entendons chez les êtres humains. Il souffre surtout d’un manque d’équilibre et ses besoins ne sont pas satisfaits au quotidien.
  • La dépression existe également chez les chiens.
  • Un chien manifeste son mal-être par des comportements excessifs tels que la destruction, la fugue, les aboiements ou l’agressivité.
  • Si votre chien vous parait malheureux et qu’il change brutalement d’attitude, consultez immédiatement un vétérinaire pour écarter l’hypothèse d’un problème de santé physique.
  • Les chiens ont de forts besoins sociaux qui devraient être pris en compte par les maîtres. Ils doivent être promenés quotidiennement.
  • Pour qu’un chien ne se sente pas perdu et puisse vivre sereinement, il a besoin de règles de vie, de limites et d’éducation. Pour rendre votre chien heureux, ne le laissez pas livré à lui-même.

Mon chien fugue : nos solutions contre ce comportement

Si votre chien fugue régulièrement et qu’il vous fait des peurs bleues à chaque fois qu’il s’absente, vous êtes sur le bon article. Un chien ne fugue pas forcément car il est malheureux.

Mettons ensemble un terme à vos nuits d’inquiétudes à le chercher, et voyons ensemble les raisons principales qui poussent un chien à s’enfuir. Quelles solutions existent pour que ce comportement cesse ?

chien qui fugue

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Pourquoi mon chien fugue-t-il ?

Avant toute chose, il faut bien comprendre qu’un chien fugueur est totalement différent d’un chien qui ne vient pas lorsqu’on l’appelle en promenade. Une fugue est intentionnelle. C’est un réel trouble comportemental et non un problème anodin, facilement corrigible.

Un chien fugueur, c’est un chien qui va ouvrir la porte lui-même, sauter par-dessus la clôture ou la fenêtre pour sortir, et ce de manière intentionnelle.

Voyons maintenant les différentes raisons qui poussent votre chien à fuguer.

Raison n° 1 : Vous ne promenez pas suffisamment votre chien

La raison principale pour laquelle un chien fugue est le manque de sorties et de promenade. Dans 90 % des cas, c’est son envie d’exploration et de découverte qui le pousse à prendre l’initiative de s’enfuir.

Beaucoup de maîtres ne comprennent pas pourquoi leurs chiens fuguent alors qu’ils ont un grand jardin dans lequel leur chien pourrait théoriquement s’épanouir. Ce jardin est très bien pour un chien, mais il n’est pas suffisant pour y rester toute une vie. En effet, le chien en aura rapidement fait le tour. Il finira par s’ennuyer et ce sera encore pire dans le cas d’une terrasse en appartement.

En effet, un chien a besoin de sortir au minimum 30 minutes quotidiennement. 

En effet, outre ses besoins primaires, le chien a des besoins sociaux. Il cherche à rencontrer d’autres animaux, à sentir leurs odeurs et développer ses sens au contact de l’environnement. Sachez que le chien préfèrera toujours sortir en votre compagnie que seul. Profitez-en donc pour commencer à le promener quotidiennement. Nous verrons plus tard comment s’exercer à la marche en laisse.

Raison n° 2 : Votre chien est dans un état d’excitation sexuelle

La fugue d’un chien peut aussi être d’origine sexuelle. Si vous retrouvez systématiquement votre chien chez des voisins qui comme par hasard possèdent une chienne en chaleur, pensez à la castration qui loin de l’image négative qui lui est associée possède de nombreux avantages. Si vous le retrouvez souvent avec un chien mâle, pensez à ses besoins sociaux en lui proposant plus de sorties dans lesquelles il aura l’occasion de rencontrer d’autres chiens et de sociabiliser.

Raison n° 3 : Il a faim

Votre chien peut fuguer par faim, parce qu’il ressent des petits creux durant la journée. Dans ce cas, vous le retrouverez souvent en train de vider les poubelles ou de se servir dans la gamelle du chien voisin. Si cela se produit, fractionnez sa ration de croquette quotidienne en plusieurs parties et distribuez-les de manière variable dans la journée. Cela évitera qu’il ait à attendre jusqu’au lendemain pour un autre repas lorsqu’il mange le matin par exemple.

Raison n° 4 : Votre chien a un très fort instinct de prédateur

Si votre chien fugue, c’est peut-être parce que son instinct de prédateur est très fort. Des astuces existent pour limiter ces instincts, mais nous vous prévenons : vous ne pourrez pas les éliminer complètement. En effet, le caractère naturel restera présent tout au long de la vie du chien.

Pour ce type de chien, nous préconisons de ne pas abuser des jeux de lancer de balle, car ils renforcent l’instinct de prédateur. Préférer faire du pistage avec lui. Cette discipline lui apprendra à contrôler plus efficacement ses instincts.

Nous parlons des types de jeu plus en détail dans l’article « jouer avec son chien ».

chien fugueur

Mon chien fugue : nos solutions

Nous l’avons vu, si votre chien fugue, ce n’est pas nécessairement car il est malheureux.  Quelques solutions de bon sens sont à mettre en place. Voyons ensemble comment vous pouvez arranger la situation.

Exercez-vous à la marche en laisse

Vous ne devez pas arrêter les promenades avec votre chien, car celui-ci est insupportable en laisse. Si vous laissez tomber, vous rentrez dans un engrenage malsain. En effet, son comportement fait que vous avez moins envie de le sortir. Les balades diminuent alors, mais les fugues augmentent. Pour éviter ce problème, travaillez sur la marche en laisse et surtout, ne baissez pas les bras.

Prenez du temps pour vous occuper de votre chien et pour l’éduquer afin d’avoir une meilleure relation avec lui.

Apprenez-lui à aimer votre jardin ou votre terrasse

Ce que nous voulons à tout prix éviter, c’est que votre chien n’associe votre jardin ou votre terrasse à quelque chose de négatif. Si cela arrive, il voudra toujours en sortir à n’importe quel prix et aura tendance à fuguer.

Ainsi, n’utilisez pas votre jardin comme espace de punition pour l’isoler. Ne le laissez pas toujours dans le jardin lorsque vous le laissez seul dans la maison.

Pour que cet endroit soit vu comme agréable par votre chien, n’hésitez pas à créer de beaux souvenirs avec lui dans cet espace en organisant des jeux comme de l’agility ou le pistage de friandises ! Vous comblez ainsi le manque d’activité qui le pousse à fuguer et faites du jardin un endroit agréable par la même occasion : c’est d’une pierre deux coups !

Si ces recommandations n’ont pas suffi à stopper les fugues de votre chien, renforcez et rehaussez vos clôtures. Nous rappelons qu’en tant que propriétaire de chien, il est de votre responsabilité de lui offrir un espace sécurisé.

Réagissez de la bonne façon lorsque votre chien fugue

Ce qu’il ne faut surtout pas faire lorsque vous constatez la fugue de votre chien, c’est de le gronder à son retour. Rappelez-vous qu’un chien vit dans le présent. Si vous le punissez pour être parti, lui comprendra que vous réagissez ainsi à cause de son retour (son action la plus proche du présent).  

Ainsi, montrez-vous heureux de le voir revenir. Faites-lui comprendre votre bonheur par beaucoup de caresses et ce, même si vous avez eu très peur pour lui. Si vous n’écoutez pas ces conseils, le risque que votre chien ne revienne plus ou prolonge la fugue devient plus fort.

En effet, mettez-vous un instant à sa place. S’il a le choix entre rester sentir les bonnes odeurs et s’amuser avec ses congénères ou revenir sachant qu’il se fera punir et qu’il sera rarement promené par son maître, que pensez-vous qu’il fera ?

En résumé

  • Le manque de sorties et d’activités est responsable de 90 % des cas de fugues de chien même si d’autres raisons peuvent l’expliquer (faim, envies sexuelles, instincts de prédateurs, etc.).
  • Si votre chien fugue régulièrement, faites en sorte qu’il aime son jardin et offrez-lui un lieu sécurisé en rehaussant les clôtures par exemple.
  • Ne grondez pas votre chien à son retour. Un chien vit dans le présent et risque de comprendre le mauvais message : « mon maître ne veut plus de moi ». C’est donc une mauvaise stratégie.
  • Le pistage est une bonne solution pour que votre chien apprenne à contrôler ses instincts de prédateur, vous pouvez le pratiquer chez vous ou en inscrivant votre compagnon dans un club spécialisé.

Chien qui pleure la nuit : le calmer rapidement

Votre chien s’est mis tout d’un coup à pleurer la nuit ? Vous venez d’adopter un chien qui pleure la nuit et vous ne comprenez pas pourquoi ? Voici tous nos conseils pour calmer votre animal et ses pleurs nocturnes.

chien-qui pleure

Pourquoi votre chien pleure-t-il la nuit ?

Avant toute chose, le plus important est de comprendre la source du problème. En effet, les causes de ces aboiements peuvent être multiples. Est-ce que votre chien souffre d’une douleur physique ou d’une frustration qu’il n’arrive pas à gérer ? Peut-être est-il malade ou que tout simplement, il est très mal à l’aise face à la solitude.

S’il s’agit d’un chiot et qu’il vient d’arriver à votre domicile, on peut comprendre qu’il soit dans l’inconfort. Après des semaines passées avec sa famille et sa mère la nuit. Il lui faudra un temps d’adaptation avant de trouver ses repères, de se calmer et d’accepter de passer des nuits seul.

Nos conseils pour les chiots qui pleurent la nuit

Conseil n° 1 : Y aller progressivement avant de le laisser seul

Quand nous utilisons le mot « progressivement » nous évoquons la solitude du chiot. Il n’y est pas encore habitué et il va falloir petit à petit l’habituer à être seul la nuit. Ici, la règle d’or est d’y aller de façon progressive. Commencer les premiers jours par placer son panier près de votre lit. Et jour après jour, éloignez-le un petit peu jusqu’à l’endroit que vous avez défini. Si vous avez peur que votre chien vous dérange en montant sur votre lit, vous avez toujours la possibilité de prévoir une caisse de transport refermable.

Conseil n° 2 : Ne pas laisser un chien qui pleure la nuit seul dans un espace trop grand

Le fait de le laisser dans un espace trop grand lorsqu’il est seul fait qu’il aura trop « d’ouvertures » (ouvertures pour un éventuel intrus) à surveiller. Ainsi, il va se retrouver totalement perdu et paniqué. Mieux vaut donc prévoir un endroit plus petit et confiné afin qu’il n’ait pas à se prendre la tête. La caisse de transport fait aussi l’affaire.

Conseil n° 3 : Achetez du matériel spécial pour les chiens qui pleurent la nuit

Pour que le changement ne soit pas trop brusque entre l’endroit où il avait l’habitude de dormir avec sa mère et son panier, prévoyez du matériel spécifique. En effet, il existe des bouillottes et des tapis chauffants qui permettent de reproduire la chaleur du foyer familial. Tout lui rappellera le bon temps !

Conseil n° 4 : Utiliser Adaptil apaiser ses pleurs

Adaptil est un produit qui diffuse une phéromone appelée apaisine. Cette phéromone est produite par la mère du chiot au moment de la tétée et comme son nom l’indique, elle permet d’apaiser l’anxiété du chien.

Conseil n° 5 : Laisser plus d’espace à votre chiot pour éviter les problèmes d’hyperattachement

Par « laisser plus de place », nous voulons dire qu’il faudra dorénavant éviter de le caresser et de la cajoler à longueur de journée. En effet, s’il a l’habitude que cela se passe ainsi durant la journée, il ne comprendra pas pourquoi ça s’arrête tout d’un coup la nuit et développera de l’anxiété. Ne pas laisser son espace à un chiot pourra être ennuyeux par la suite, car il risque de développer des troubles comportementaux liés à l’hyperattachement (demande constante d’attention, de caresses, pleurs la nuit et lorsqu’il est seul, tristesse, dépression).

Nos conseils pour un chien adulte qui pleure la nuit

Conseil n° 1 : Faire appel à un professionnel

Si les pleurs surviennent du jour au lendemain sans que vous n’arriviez à déterminer la raison. La chose la plus sage est de contacter un vétérinaire qui saura vous aiguiller quant à la meilleure décision à prendre.

Conseil n° 2 : Prenez en compte les changements d’environnement

Si des changements ont récemment eu lieu dans votre mode de vie et votre environnement (c’est-à-dire un déménagement ou de nouveaux bruits alentours) la réaction du chien sera parfois le pleur nocturne.

La chose à faire est de ne surtout pas le renforcer dans ce comportement et de l’ignorer au maximum le temps qu’il s’habitue au changement. Vous ne devez donc pas lui donner de l’attention, ni aller le caresser pour tenter de le rassurer : cela ne lui rendrait pas service.

Conseil n° 3 : Si vous avez un chien qui pleure la nuit, laissez-le se dépenser

Si votre chien n’a pas fait de sport depuis longtemps, c’est peut-être aussi la cause de ses pleurs. Il ne s’est pas assez dépensé durant la journée et tente de se rattraper en pleurant la nuit. N’hésitez donc pas à lui faire faire une promenade d’une heure par jour ou de lui faire pratiquer un sport canin comme la cani-randonnée, le treibball ou le dog-dancing.

Sachez qu’un chien qui est bien dépensé est souvent aussi un chien qui passe de bonnes nuits.

Conseil n° 4 : Utilisez un de vos vêtements

Si votre chien développe de l’anxiété liée à la séparation avec vous la nuit, nous vous conseillons de lui laisser un vêtement imprégné de votre odeur et de progressivement le lui retirer pour qu’il s’habitue.

Conseil n° 5 : Rendez son habitat plus confortable

N’hésitez pas à rendre son panier plus confortable en ajoutant des plaids, des bouillottes ou des friandises à trouver. Il est possible que ses pleurs nocturnes soient dus au fait qu’il ne se sente tout simplement pas bien là où il dort.

Conseil n° 6 : Soyez toujours à l’initiative des contacts

Un chien qui pleure la nuit souffre parfois d’hyperattachement. Pour régler ce problème, évitez de laisser à votre chien l’initiative des contacts et des moments de tendresse. Prenez le contrôle en ignorant votre chien lorsqu’il démontre de l’affection. Vous l’appellerez ensuite un peu plus tard pour le caresser.

En faisant cela, vous l’habituez à être seul et à ne pas souffrir d’anxiété dans ces moments.

Conseil n° 7 : Ignorez votre chien qui pleure la nuit

Enfin, un conseil assez dur à appliquer est de ne pas tenter d’aller rassurer un chien qui pleure la nuit au risque de renforcer son comportement. S’il voit qu’en pleurant, il récolte votre attention, il aura en quelque sorte « gagné » ! Laissez-le pleurer jusqu’à ce qu’il s’arrête de lui-même.

En plus de cet article, nous vous conseillons l’excellent ouvrage « STOP aux aboiements » qui vous présentera une méthode structurée et diablement efficace pour calmer ses pleurs nocturnes! 

En résumé

  • Ne renforcez pas l’attitude d’un chien qui pleure en lui donnant trop d’attention.
  • Essayez d’augmenter son confort.
  • Emmenez votre chien en promenade de façon quotidienne et faites lui faire du sport.
  • Si votre chien pleure du jour au lendemain, pensez à consulter un vétérinaire.
  • S’il s’agit d’un chiot qui pleure, laissez-lui le temps de s’adapter à son nouvel environnement.

N’hésitez pas à consulter également notre article sur les chiens qui aboient la nuit !

Chien dominant : nos conseils et solutions

Le chien dominant est un véritable fléau pour certains foyers. Cette dominance perçue peut même être la cause de troubles comportementaux graves.

Il est important de bien distinguer les relations de dominance entre des individus qui appartiennent aux mêmes espèces (intraspécifiques) de celles qui ont lieu entre ceux d’espèces différentes (interspécifiques). Nous verrons d’ailleurs que ces dernières ne se déroulent en fait pas sous forme que beaucoup imaginent.

Pour régler le problème de votre chien, regardons d’abord ce qu’on entend par « être dominant ».

chien qui domine

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Qu’entendons-nous par dominant ?

Si on cherche dans le dictionnaire, on trouvera simplement : « Fait de dominer ». Cela nous fait une belle jambe !

Plus sérieusement, quand on dit qu’un chien est dominant, cela signifie que dans votre relation avec lui, il prendra constamment le dessus tandis que vous vous soumettrez.

Le chien n’est en fait jamais vraiment dominant avec l’homme. C’est plutôt un opportuniste et nous le verrons plus en détail par la suite.

Cette impression que le chien cherche à nous dominer vient en fait d’un problème de socialisation.

Est-ce que la dominance entre deux individus d’une même espèce existe ?

Parlons de la dominance intraspécifique, c’est-à-dire la dominance entre deux individus d’une même espèce. Lorsqu’on évoque la meute, le groupe, on parlera plutôt de hiérarchie.

Les clichés sur le chien qui serait dominant viennent du fait que dans l’esprit collectif, le chien et le loup ont les mêmes attributs. Or le chien ayant été domestiqué par l’homme il y’a des milliers d’années, ce sont aujourd’hui des espèces très différentes.

Pour démystifier cela, intéressons-nous à la dominance chez deux espèces : les chiens et les loups.

La dominance chez les loups

Des observations scientifiques archaïques à l’origine de certaines idées reçues sur les loups

Vous avez surement déjà entendu parler de l’expression « mâle alpha » assez répandue et qui de nos jours est à la mode. Cette dernière vient de la croyance selon laquelle dans une meute de loups, il y aurait un mâle alpha qui serait en quelque sorte le chef du groupe. Ce serait lui qui mangerait en premier lors des repas et qui bénéficierait de toutes sortes d’autres prérogatives propres aux mâles de son rang.

Cette idée fut autrefois répandue du fait de chercheurs qui observèrent des loups en captivité. Ils ont constaté durant leurs observations une hiérarchie linéaire plaçant le mâle alpha au-dessus de tout.

De nouvelles études scientifiques, de nouveaux constats plus précis

Le principal défaut des anciennes observations est que les loups étaient captifs et donc pas mis en situation dans leur état naturel. Cela rendait les résultats des études totalement biaisés, car ils ne reflétaient pas la réalité.

Par ailleurs, les loups observés provenaient de plusieurs meutes différentes. Ils n’appartenaient pas à la même famille contrairement à ce que l’on observe dans la nature.

De nos jours, les scientifiques ont donc remis ces études en question et sont partis observer les loups dans leur habitat naturel, sur une île déserte. Les loups des meutes en question appartenaient cette fois à la même famille. Les chercheurs ont alors découvert que la mère et le père des membres des meutes étaient les véritables chefs et que la hiérarchie n’était pas linéaire, comme on le croyait jusqu’alors.

En effet, les louveteaux passent en priorité durant les pénuries de nourriture.

Le mythe du mâle alpha tombe alors. En effet, la hiérarchie existe chez le loup, mais pas sous la forme qu’on imagine. C’est plus un équilibre familial mis en place pour la survie du groupe sur le long terme.

La dominance chez les chiens

Revenons au cas des chiens, le sujet principal de ce site ! Il est clair que les chiens sont une espèce très éloignée des loups, ils n’ont donc pas le même comportement qu’eux. Un des principaux éléments qui les distinguent est la façon dont ils se procurent la nourriture. Dans un souci de survie, le loup doit partir à la chasse et prendre des risques dans la nature tandis que le chien se voit servir des croquettes par son maître. Aussi, ils n’ont pas tout à fait les mêmes besoins nutritionnels.

Les observations scientifiques sur les chiens démontrent qu’il n’y a pas de réelle relation de dominance entre eux du fait de leur changement de comportement selon la situation et le contexte.

Ainsi, on a observé qu’un chien pouvait se montrer dominant envers un autre pour protéger une ressource spécifique comme la nourriture et tout de suite après se montrer soumis dans d’autres contextes. Le comportement du chien dominant (ou soumis) dépendra donc plutôt de son niveau d’intérêt pour une ressource.

La dominance entre les chiens existe donc bel et bien, mais on ne parlera pas de caractère dominant, car celle-ci fluctue en fonction des situations. Un chien ne peut être fatalement dominant.

La dominance entre le chien et l’homme existe-t-elle ?

À présent, parlons de la relation « dominant dominé » entre le maître et son chien.

Nous entendons beaucoup les phrases « pour me faire respecter, je dois être le chef de meute, je dois dominer mon chien », « mon chien a un caractère dominant, c’est comme ça » ou encore « mon chien m’aboie dessus, il me domine ».

Le chien dominant : un animal opportuniste

Ce sont souvent en ces termes qui parlent les dresseurs de chiens pour se dédouaner des comportements de leur animal. « Finalement, ces comportements sont logiques puisque mon chien est dominant. »

Un point important à souligner est que la science n’a jamais pu démontrer une hiérarchie de dominance entre les chiens et les êtres humains.

Le chien est avant tout un animal en quête de plaisir, il se tournera naturellement vers les options qui lui apportent le plus d’allégresse. De ce fait, le chien est un opportuniste plutôt qu’un planificateur-stratège. En effet, il ne se lèvera jamais un beau jour avec des plans machiavéliques de domination sur le reste de la famille. Heureusement pour nous, les chiens ne sont pas assez évolués et leur cerveau n’est pas assez développé pour cela.

Toutefois, cet opportunisme du chien peut être en total désaccord avec ce que nous, en tant que maîtres, attendons de lui.

Chien dominant : Exemples de comportements de la vie de tous les jours associés à de la domination

Certains comportements que l’on tend à expliquer par un caractère dominant s’expliquent tout simplement par le fait que le chien y trouve son compte. Par exemple si votre chien vous saute dessus, c’est parce que vous lui aviez surement donné une caresse un jour lorsqu’il l’a fait. S’il préfère dormir dans le lit que dans son panier, c’est peut-être parce qu’il le trouve plus confortable et qu’il a en prime parfois le droit à vos papouilles. Si le chien aboie parfois dans le jardin, c’est surement que le bruit qu’il a entendu s’est estompé au moins une fois, suite à ces derniers.

Quand on éduque un chien, il faut toujours aller au plus simple. Comprenez que le chien fonctionne beaucoup par association. S’il associe une action à un plaisir, il aura tendance à la reproduire.

Nos conseils pour changer son attitude de « chien dominant »

Un chien ne naît pas dominant, c’est à vous de le dresser correctement et de lui imposer vos règles et vos limites. On ne cherchera pas à dominer son chien, mais à établir une relation gagnant-gagnant avec lui. Il faut que vos rapports maîtres/chien soient sains et équilibrés. Ainsi, les règles ne seront pas établies dans la violence ou la maltraitance au risque de le rendre malheureux. Le but n’est pas que le chien nous craigne, mais qu’il nous respecte et qu’il soit heureux.

Les méthodes d’éducations positives fonctionnent parfaitement et vous permettront d’y parvenir.

Ainsi, on lui communiquera systématiquement nos attentes et nos besoins dans la joie et la bonne humeur.

Le chien dominant en résumé

  • Le loup et le chien sont des espèces très différentes et ont donc des fonctionnements différents. En effet, le chien fut domestiqué par l’homme il y’a des milliers d’années.
  • Ne croyez pas en l’idée reçue de mâle alpha chez les loups, leur hiérarchie n’est en fait pas linéaire
  • Le chien n’est pas fatalement dominant envers d’autres chiens, cela dépendra de la ressource mise en jeu et du contexte
  • Le chien « dominant » doit être sociabilisé, car son comportement peut entrainer des troubles comportementaux graves
  • Il n’existe pas de relations de dominance entre le chien et d’autres espèces. Les études scientifiques réfutent une quelconque domination du chien sur l’homme.

PS : Notre article sur les chiens trop protecteurs pourrait aussi vous intéresser.